lundi 12 mai

Notre intention initiale de visiter le château de Meillant à St Amand Montrond tourne court ... devant les tarifs d'entrée...

A proximité, l'abbaye de Noirlac nous réserve la même déconfiture ... Nous nous contentons d'une "visite sur papier" en achetant un livret à la boutique.

Comme nous avons fait des économies grâce à ces 2 non-visites, nous nous offrons l'A71 jusqu'à Ebreuil, à l'ouest de Vichy.

En poursuivons vers l'ouest, nous roulons dans les gorges de Chouvigny (région des Combrailles dans l'Allier)

puis nous arrivons dans les gorges de la Sioule                    

 

 

que nous quittons pour atteindre le FP de St Rémy de Blot, au pied du Château Roger.

Cette ruine spectaculaire fut une forteresse  médiévale qui sut résister aux hordes de mercenaires lors de la guerre de Cent Ans. Située sur une falaise surplombant de 150m la Sioule, elle en surveillait la vallée et le pont de Menat, lieu de passage entre l'Auvergne et le Bourbonnais.

Ayant perdu de son importance stratégique dès le XVIème siècle, le château aurait été abandonné au cours du XVIIIème siècle.

 

 

mardi 13 mai

Nous reprenons la D109 (fin des gorges de la Sioule), obliquons vers St Gervais d'Auvergne puis St Priest des Champs. De là nous récupérons le rivage de la Sioule au barrage de Besserve : d'une largeur de crête de 8m, c'est un barrage-poids, c'est à dire qu'il résiste aux poids des eaux par sa masse.



Tout près, en amont du barrage s'élève le viaduc des Fades, l'un des plus hauts viaducs ferroviaires d'Europe, à son époque. Destiné à relier 2 tracés existants, gérés par la compagnie du Paris-Orléans, cette nouvelle ligne sera l'objet des pourparlers qui vont durer plus de 15 ans. Les critères de sélection du tracé sont techniques, financiers et politiques.

C'est le tracé de l'ingénieur Draux qui est retenu, mais la construction de ce viaduc semble follement audacieuse.

C'est la Société Française de Constructions Mécaniques (concurrente de la société Eiffel) qui est chargée de ce dossier qui durera de 1901 à 1909. Il employa jusqu'à 800 ouvriers.


Haut de 132,5m, soit 10m de plus que Garabit, le tablier est soutenu par 2 piles évidés hautes de 92,3m et pèse 2 603 785kg. Sa longueur totale est de 375,4m sur 6,8m de largeur.

 

 

Au bord du Sioulet, plus au sud, nous faisons notre pause repas sous la grêle !

 

Passage au pied du château de Miremont puis retour vers le N-E par la D19

Après Ancizes Comps, petit détour vers Queuille et son méandre de la Sioule : taillé dans la roche fracturée du plateau granitique, le méandre enserre la presqu'ile de Murat.

Par la D19, nous arrivons à Riom sous la pluie.

 

Cette cité fut capitale administrative des Terres Royales d'Auvergne dès le XIIIème siècle.

 

Voici l'Hôtel de Ville...

Ancienne demeure d'Amable de Ceriers (bourgeois anobli par François 1er) construite vers 1510.

En 1620, les Frétat, nouveaux propriétaires, font refaire la façade sur rue dans le goût de l'époque (bossages et portail à fronton cintré).

Acheté en 1721 pour devenir Hôtel de Ville, l'édifice subit d'importantes modifications.

Il comprend 4 corps de bâtiment entourant une cour centrale. L'ensemble Renaissance s'étend sur 2 côtés avec 2 escaliers à vis reliés par des galeries desservant les étages.

En 1531, la justice royale se fixe à Riom, élevée en 1542 au rang de Généralité, renforcée en 1551 par l'institution d'un Présidial. Clermont bénéficiant des mêmes attributs, la rivalité entre les 2 viles durera 3 siècles.

Clermont l'emporte... mais Riom est cependant restée le siège de la Cour d'Appel.

sauf en camping car !

 

 

 

 

 

 

 

Sous une des galeries de la cour, un marbre du sculpteur Rivoire : le Baiser de la Gloire (1923)

La Gloire, ailée, soutient le guerrier (de 14-18) comme une amante.

 

Nous arrivons à la basilique Saint Amable.

Edifice composite situé à l'emplacement d'une église érigée par St Amable au Vème siècle.

La nef et le portail sud sont d'époque romane et le chœur est un des premiers exemples de gothique septentrional en Auvergne. Dans la chapelle axiale se trouve la châsse de St Amable (XIXème siècle), premier curé de Riom (Vème siècle). Cette châsse est encore protée en procession le dimanche qui suit le 11 juin. 

De l'église du XIIème siècle ne reste que la nef  et une partie du transept. Le chœur du début du XIIIème mèle le style roman au gothique. Les chapelles latérales datent du XVème siècle (au nord) et du XVIIIème siècle (au sud)


promenade dans la ville...

La tour de l'Horloge, tour octogonale Renaissance couronnée d'un dôme du XVIIème siècle est édifiée sur une base carrée d'origine médiévale. 128 marches permettent l'accès à la terrasse.

 

Nous arrivons à l'église ND du Marthuret...

De style gothique languedocien, elle a été édifiée à partir de 1308 et remaniée et agrandie au XIXème siècle. Le portail néogothique est orné de la copie de la Vierge à l'Oiseau dont l'original, polychrome, de la fin du XIVème siècle, est conservé à l’intérieur. Oeuvre de Jean de Berry, elle fut sauvée sous la Terreur par les bouchers qui la cachèrent dans une cave.

Après avoir déambulé dans la ville, nous voilà à la Ste Chapelle....

Construite entre 1395 et 1403, elle est le seul vestige du palais ducal de Jean de Barry, fils de Jean le Bon.

Il fait de Riom sa résidence favorite et s'entoure d'une brillante cour d'artistes

Après sa mort, Riom et le duché d'Auvergne appartiendront à la famille de Bourbon.

Nous prenons de la hauteur pour la nuit que nous passons à Châteaugay, au sud de Riom.

 

 

mercredi 14 mai

Réveil, 14° dans le cc...

En mai 1789 se rencontrèrent ici le marquis de Lafayette et le marquis de Laqueuille, seigneur de Châteaugay, pour préparer l'abolition des privilèges adoptée par les 3 ordres réunis à Riom.

Au N-O de Châteaugay, nous passons à proximité de Volvic et du château de Tournoël.

 

 

Un peu au nord, nous passons par Enval pour revenir sur Mozac par la vallée de Sans Souci.

Très pittoresques, les gorges ont bénéficié d'aménagements permettant de franchir le torrent et d'accéder à la cascade du "Bout du Monde".

Au XVIIIème siècle, une eau ferrugineuse y fut découverte puis exploitée pour ses vertus thérapeutiques : la source Marie.

 

Fondée, selon la légende, au VIIème siècle par St Calmin, l'abbatiale St Pierre de Mozac est l'un des plus grands édifices de l'art roman auvergnat. L'abbatiale possède de remarquables chapiteaux historiés dont certains sont exposés à même le sol.

La châsse de St Calmin et Ste Namadie, en émaux champlevés, est l'un des plus beaux exemples conservé de l'émaillerie limousine

Puis retour dans la proche banlieue de Riom, à Marsat. 

Ce petit village est construit à l'extrémité de la coulée de lave de la Nugère : là où jaillissent les sources ! Et, à Marsat, l'eau coule en abondance...

Le village s'est organisé autour de son couvent et de sa citadelle médiévale, dont il reste aujourd’hui 2 tours.

Marsat est un sanctuaire marial, parmi les plus anciens de France.

Son église renferme une Vierge Noire en majesté du XIIème siècle. Contre l'église, une partie du cloître est encore visible.

Cette église a la particularité d'avoir 2 nefs séparant les paroissiens des religieuses jusqu'au XVIIème siècle. Elle abrite une Vierge Noire dont les habitants de la région implorèrent la protection lors des invasions normandes du Xème siècle. Le péril étant écarté, ils firent vœu de lui porter chaque année, en procession, une offrande de cire, sous la forme d'une roue portant dans ses rayons un cierge de cire aussi long que la circonférence de la ville ou que la distance Riom ==> Marsat. La dernière roue confectionnée, en 1792, est suspendue à la voûte de l'église.

 

Nous nous arrêtons ensuite à Ennezat, à l'est de Riom.

Moitié romane, moitié gothique, la collégiale Saint-Victor et Sainte-Couronne d'Ennezat doit son existence au Chapitre des Chanoines établi ici au XIème siècle. Les biens du Chapitre étaient considérables. Il versait une prébende préceptorale à un maitre d'école de garçon et aux religieuses pour l'instruction des filles, aidait les étudiants partis d'Ennezat pour les facultés de Paris ou de Bourges et secourait, par des distributions de blé, les paysans dans la gêne.

Au XVIIIème sècle, grâce aux Chanoines, Ennezat avait presque l'allure d'une ville avec son grenier à sel et ses 3 foires annuelles.

A partir de 1778, les évêques du diocèse considérèrent qu'un curé et un vicaire étaient bien suffisants pour assurer le service de la paroisse. Ils résolurent de supprimer le chapitre d'Ennezat et de transférer ses biens au Chapitre de ND du Port. La population indignée adresse le 13 avril 1789 un mémoire contre l'évêque au Parlement de Paris... Le litige s'éteindra avec les mesures révolutionnaires et tous les biens deviendront nationaux...

Nous allons passer le reste de l'après midi à Clermont Ferrant : née en 1630 d'un édit royal réunissant le mont Clair et le mont Ferrand, places fortes d'un évêque et d'un comte qui se firent la guerre pendant des siècles.

Le sous sol de tuf était déjà exploité par les Gallo-Romains pour construire des aqueducs.

Au Moyen Age, on y creusa des "garde-manger" et même des commerces.

Puis les rues furent comblées pour faciliter la circulation et certains RdC devinrent des sous-sols.

En 1943, il restait encore 527 caves pouvant abriter plus de 17 000 personnes des bombardements.

 

Comment une ville éloignée des ports qui reçoivent caoutchouc et coton, et à l'écart des grandes tréfileries est-elle devenue capitale du pneu ?

Vers 1830, Aristide Barbier et son cousin Edouard Daubrée fondent ici une petite usine de machines agricoles, dans laquelle ils fabriquent accessoirement des tuyaux, courroies... en caoutchouc.

Pour amuser ses enfants, Mme Daubrée, qui connait la solubilité du caoutchouc dans la  benzine, confectionne quelques petites balles. Le succès est tel que l'on entreprend leur fabrication en grande série. Puis l'usine décline.

Ce sont les petits fils de Barbier, André et Edouard Michelin, qui la reprennent

Ils créent en 1891 le pneu vélo démontables, le pneu auto en 1895, le pneu "confort" à basse pression en 1923. Suivent en 1935, le "Métalic" à carcasse en acier pour les poids lourds et en 1946, le radial... inlassablement perfectionné depuis...

 

Quant à nous, après quelques emplettes à Casino, nous partons à la recherche d'une place de parking... et ne trouvons mieux que le long du trottoir rue St Georges. Aucun plan de rues ni de panneaux indicateurs, c'est "à vue" que nous nous dirigeons vers les flèches de la cathédrale ND de l'Assomption.

Édifiée à l'emplacement de 2 autres cathédrales précédentes, celle de Namatius (début Vème siècle) et une romane du Xème siècle dont subsiste la crypte qui abritait une Vierge en or, fondue à la Révolution.

Construite en lave de Volvic, provenant de la coulée d'un des plus vieux volcans de la chaîne des Puys, le Puy de la Nugère.

Le chantier, confié à Jean Deschamps en 1248, commença par le chœur. A partir de 1295, c'est son fils qui poursuivit les travaux (transept, portails nord et sud, les tours et la 1ère travée de la nef). Pierre de Cébazat, maître d'oeuvre de la Chaise-Dieu) ajouta 3 travées à la nef. La guerre de 100 ans interrompit la construction qui reprit au début du XVIème siècle par une toiture en plomb qui remplaça celle d'origine.

En 1884, la dernière travée de la nef, la façade ouest et les flèches (108m de haut) étaient terminées.

Les marches de l'escalier, en façade principale, datent du début du XXème siècle.


Rosace sud, dans un carré de 8,50m de côté.

L'emploi de la lave pour la construction a permis d'amincir les différents éléments des vitraux, ainsi que les piliers et les arcs des voûtes. Cette rosace aux angles ajourés est une remarquable prouesse technique.

 

 

 

 

 

 

vitrail de la Création

 

 

 

 

 

Le vitrail de l'Apocalypse

 

 

 

Autel en cuivre dessiné par 
Violet le Duc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Horloge à jacquemarts (XVIème siècle) : 3 statues de 1,70m.

Au centre, le Temps (vieillard à longue barbe). A ses côtés Mars et Faunus frappent les heures.

Peinture murale du XIIIème siècle : la vie et le martyre
de St Georges

Peinture votive de Guillaume Gaultier (1280)
Ce donateur est représenté par le personnage agenouillé aux pieds de la Vierge.


socle de la statue d'Urbain II

Statue équestre de Vercingétorix (Bartholdi)

Elle fait face au Puy de Dôme


Fontaine Wallace des Cariatides                                                       

Clermont Ferrand s'orne de multiples fontaines... La place de Jaude en compte 26 !

 

Et nous retrouvons... difficilement (route barrée, déviations, PL) le FP de Mazay déjà testé le 14 avril dernier...

En un mois, les carcasses de véhicules derrière le bâtiment n'ont pas bougé...

 

jeudi 15 mai

A 10h00, nous sommes à la billetterie du volcan de Lemptégy. L’hôtesse nous propose de profiter du petit train accessible exceptionnellement aujourd'hui car réservé par un groupe pour 11h00.

Nous passons donc la première heure à visiter l'expo (les volcans du monde).

Cette ancienne carrière de pouzzolane, creusée dans un cône volcanique permet de pénétrer dans un volcan "à ciel ouvert" et d'en découvrir l'anatomie.

Auparavant, une projection vidéo est consacrée à l'histoire géologique et industrielle du site ainsi qu'à la formation de la chaîne des Puys.

Les volcans revêtent des apparences très variées qui traduisent la diversité des éruptions, des laves ainsi que le travail de l'érosion :

le neck : ancienne cheminée volcanique rempli de lave consolidée et que l'érosion a dégagé de ses cendres.

                   Un bel exemple régional : l'Aiguilhe, au Puy en Velay.

- le volcan péléen : issu d'éruptions très violentes accompagnées de nuées ardentes et dépourvu de cratère => la lave très                       pâteuse forme un dôme ou une masse plus ou moins cylindrique appelée protrusion. C'est le cas du puy de Dôme

- le volcan strombolien : cône classique constitué de cendres et de scories surmonté d'un cratère. Faiblement explosif, ses                    coulées de lave fluide barrent parfois une vallée et forment un lac

- les orgues : elles sont dues au refroidissement de la lave provoquant une prismation.

- protrusion : ici, le mont Gerbier de Jonc; lave très pâteuse qui agit comme un piston.

- Cheire : les coulées de lave qui s'échappent de la base d'un volcan strombolien (ici, le Puy Pariou) forment en se                                       refroidissant une surface pierreuse et chaotique.

- le dyke : fissure remplie de lave que l'érosion a mise en relief (Polignac 43)

- le maar : en remontant à la surface, le magma peut rencontrer une nappe phréatique, ce qui provoque une violente               explosion creusant un cratère (le maar) sans qu'il y ait émission de lave. Beaucoup de maars sont occupés par un lac (Pavin).

Près de Pontgibaud, ce volcan est construit par 2 cônes de scories à cratère emboîtés.

Le premier cône fut décapité par une éruption phréato-magmatique, ouvrant un large cratère.

Le second, de moindre importance, s'est formé à l'intérieur de ce cratère d'explosion.

Le Puy de Dôme a émis plusieurs coulées de lave => cheire de Côme.

 

A l'ouest, près de Lemptegy, le puy de Pariou, s'est solidifié en 4 épisodes distincts :

1 : éjection de lave fluide (basalte) et de fragments incandescents à plus de 100m de haut et autour du cratère d'où cône de       scories de type strombolien (ancien Pariou).

2 : éruption de type "maar" qui recoupe le cratère et forme un anneau de tufs.

3 : installation d'un lac de lave (tranchyandésite) dans l'enceinte de l'anneau de tufs.

4 : construction du cône de scories type strombolien du "nouveau Pariou" et vidange du lac de lave qui créé une brèche               dans  l'anneau de tufs et donne les coulées de tranchyandésite de la Cheire.

 

On trouve des volcans complexes près de St Ours les Roches, car il y eu différents dynamismes éruptifs successifs :

1 : cône de scories strombolien du Puy des Gouttes.

2 : éruption type "maar" qui le découpe et ouvre un cratère de 500m de diamètre.

3 : croissance de la protrusion du Puy Chopine, aiguille de lave extrêmement visqueuse qui, tel un piston dans la cheminée,         refoule tous les matériaux accumulés dans le cratère d'explosion (cendre, blocs, panneaux de granite, de lave (basalte             ancien), panneaux de coulées de boue et bombes en "croûte de pain". Protrusion et dépôt de maar sont constitués de             trachyte qui est utilisée comme pierres réfractaires.

 

Nous réalisons l’ascension du Puy de Dôme... en train !

Majestueux, les Monts Dômes se caractérisent par l’emblématique "Chaîne des Puys" composée de plus de 80 volcans aux formes harmonieuses, dont le Puy de Dôme. Alignés du nord au sud, à l'ouest de Clermont Ferrand et de la plaine de la Limagne, cônes, dômes et coulées donnent à cette région naturelle un caractère unique.

L'ancienne voie de chemin de fer inaugurée en 1907 a connu le dernier voyage du train vers le sommet en 1925.

Ce volcan, de type péléen, est formé de 2 dômes emboîtés. Le 1er a explosé => avalanche de débris puis nuée ardente (poussières, cendres et blocs de trachyte). Le 2nd a formé une aiguille au sommet qui s'est érodée.

Tous les volcans de la chaîne des Puys sont monogéniques càd issus d'une seule explosion

 

Nous réalisons l’ascension du Puy de Dôme... en train !

Majestueux, les Monts Dômes se caractérisent par l’emblématique "Chaîne des Puys" composée de plus de 80 volcans aux formes harmonieuses, dont le Puy de Dôme. Alignés du nord au sud, à l'ouest de Clermont Ferrand et de la plaine de la Limagne, cônes, dômes et coulées donnent à cette région naturelle un caractère unique.

L'ancienne voie de chemin de fer inaugurée en 1907 a connu le dernier voyage du train vers le sommet en 1925.

Ce volcan, de type péléen, est formé de 2 dômes emboîtés. Le 1er a explosé => avalanche de débris puis nuée ardente (poussières, cendres et blocs de trachyte). Le 2nd a formé une aiguille au sommet qui s'est érodée.


Il ne faisait déjà pas bien chaud en bas... Là haut, c'est pire à cause d'un vent violent et glacial.

A sens géographique, la chaîne des Puys, située sue le plateau des Dômes, est un ensemble continu de 32km de long et 4 km de large bordé à l'est par la faille de la Limagne et à l'ouest par la vallée de la Sioule.

 

Nous allons nous réchauffer à l'espace expo...

Borne millénaire, 
càd placée tous les milles [1 mille = 1481,5m]
aux bords des routes, a été découverte dans le département du Puy de Dôme. Elle jalonnait la voie Lyon - Saintes.

Gravée en 45 apJC, elle indique la distance en pas (21 000 = 14 km) jusqu'à Clermont Ferrand

Maquette de l'agglomération gallo-romaine du col de Ceyssat et temple de Mercure (dieu du commerce, de la médecine et protecteur des voyageurs) au sommet du Puy de Dôme. Cet ensemble était construit en trachyte extraite au pied du Puy de Dôme. Utilisée aussi pour les statues, stèles et coffres funéraires, elle a servi jusqu'au Moyen Âge pour fabriquer des sarcophages. Elle est facile à tailler, légère et relativement résistante.


Retour au FP de Mazaye avec vue sur le Puy de Dôme...

 

vendredi 16 mars

Nous partons vers le sud vers le col de la Ventouse puis nous montons au plateau de Gergovie (745 m)

Le vent est aussi "pire" qu'en haut du Puy de Dôme.

Le siège de Gergovie (52 apJC) dura 2 ou 3 semaines. Les Gaulois bénéficient d'une vue dominante sur le camps de César à la Serre d'Orcet. Celui-ci, voulant reprendre l'avantage, réussit à s'emparer de la colline de la Roche Blanche et y installe un petit camp. Il entame ensuite une manœuvre nocturne de diversion, soutenue par les Eduens, vers le col des Goules.

Les Gaulois s'y précipitent; mais le lendemain, le plus gros des troupes romaines des 2 camps monte à l'assaut de l'oppidum par le S-E. Un premier rempart est déjà franchi quand les Gaulois reviennent en hâte sur le vrai lieu de la bataille. Fatigués par leur escalade et bloqués par l'obstacle des remparts, les Romains se débandent. Et croyant voir arriver sur le champs de bataille une troupe de renfort gauloise alors qu'il s'agit des Eduens venant du col ds Goules, César donne l'ordre de repli. Vercingétorix est vainqueur avec de faibles pertes alors que César admet avoir perdu 700 légionnaires et 46 centurions... et sûrement plus de 1 000 Eduens.

 

Nous repartons vers l'est pour l'étape suivante : Lezoux et son musée de la céramique.

Reconstitution d'un four à céramiques sigillées (IIème siècle)

Pendant plus de 4 siècles, du Ier au 5ème siècle, les potiers de Lezoux fabriquèrent de la vaisselle qu'utilisaient tous les habitants de l'Empire Romains. Ces céramiques de couleur rouge, dites sigillées, à base d'argile, matériau disponible en grande quantité, et d'eau sont "signées" par le potier, ce qui permet d'évaluer son travail, et donc sa rémunération.

La salle d'enfournement (photo de gauche) de 15m² et 3,50m de haut, pouvait accueillir jusqu'à 10 000 vases, soit 3 à 5 jours du travail d'une trentaine de potiers. Il fallait une semaine pour charger le four, cuire les pièces et attendre leur refroidissement.


four rond (1866) comprenant 10 foyers à charbon. Après 1947, le four a été transformé pour la cuisson au fuel de céramiques sanitaires. Les plaques percées visibles sur le pourtour extérieur correspondent aux brûleurs.

Le four contient 2 étages de cette structure en nid d'abeilles.

 

La fabrication de vases décorés en relief comprend 2 étapes :

- la création du moule : avec un jeu d'outils spécifiques, le potier imprime des motifs divers en argile  crue sur la face interne d'un moule en argile cuite.

- à l'intérieur du moule, il applique de l'argile qui épouse les creux du décor et prend la forme voulue. Une fois sec, le vase s'extrait facilement du moule.

- puis vient la cuisson : l'obtention d'un vernis vitrifié étanche caractérise la vraie sigillée. Les vases doivent être isolés des flammes et des fumées par le biais de canalisations et la température du four doit dépasser les 1 000°C.

 

Il existe une grande variété de céramique :

* la terre cuite à pâte poreuse : il peut y avoir un revêtement mais il n'est pas vitrifié

* la terre cuite à pâte poreuse avec revêtement vitrifié

* la terre cuite à pâte fermée, imperméable et vitrifiée

* la terre cuite réfractaire qui résiste aux chocs thermiques

Plusieurs nécropoles ont été mises en évidence à Lezoux. La plus importante celle dite "des Religieuses", date des 1er et IIème siècle. Les sépultures correspondent majoritairement à des incinérations. Elles sont composées d'une urne funéraire contenant les cendres du défunt et d'offrandes.Ces dernières, sous forme de céramique, verre ou bijoux, avaient pour rôle de faciliter le voyage de l'âme vers l'au-delà.

La présence de sépultures de nourrissons au sein même des lieux de vie et de travail s'explique par la particularité du statut de l'enfant.

Avant l'âge de 7 mois, sa mise en terre n’obéit pas aux mêmes rituels que pour les autres défunts. Les tombes n'en sont pas moins soignées et pourvues d'offrandes, jouets ou biberons


A la suite des classes aisées, le milieu paysan adopte l'usage de l'écuelle à la fin du XVIIIème siècle. L'assiette commence à la remplacer au milieu du XIXème siècle. Fin XIXème siècle, avec l'apparition du fourneau de fonte, ce sont les ustensiles (casseroles, marmites posées, poêlons,...) qui se répandent. Cette augmentation de la demande profite aux petits ateliers artisanaux ou semi-industriels comme ici à la fabrique Bompard. Leur déclin commence en 1900, où les ustensiles en terre cuite sont concurrencés par leur équivalents en fonte, tôle émaillée, verre, aluminium...

 

L'après-midi, nous roulons vers Thiers où le GPS nous offre l'occasion d'un demi-tour périlleux dans une ruelle pentue...

C'est grâce aux renseignements fournis par un promeneur que nous trouvons un vrai grand parking pour nous garer. Passage d'abord à l'OT pour un plan de ville puis visite du musée de la Coutellerie (billets couplés avec le musée de la Céramique de Lezoux)

La métallurgie thiernoise remonte au XIVème siècle. Dès le milieu du XVIème siècle, chaque centre coutelier à sa spécialité; à Thiers, on fournit l'ordinaire et le bon marché. Contrairement à d'autres, le bassin thiernois se maintient après la Révolution.

La couteau fermant se répand au XVIème siècle où il apparaît nécessaire, pour des questions d’hygiène, d'utiliser un couteau personnel pour manger, même en voyage.

Le verrouillage/déverrouillage de la lame par un ressort n'est exploité qu'au XVIIIème siècle. Les personnes bien nées utilisent deux lames : une en acier pour les matières dures (pain, viande) et une en or ou argent pour les fruits car elle ne s'oxyde pas .

La galvanoplastie (application d'une couche métallique sur une surface quelconque au moyen d'un courant électrique), innovation des XIXème et XXème siècles,  qui permet de dorer un métal, démocratise l'orfèvrerie. Puis l'invention de l'acier inoxydable révolutionne le couvert.

Aujourd'hui, Thiers fabrique 70% des instruments tranchants produits en France (160 entreprises, 1500 salariés), soit environ 60 millions de pièces/an.

Le patron des couteliers, St Eloy, est fêté deux fois par an, le 1er décembre pour la St Eloy des Boudins et le 26 juin pour la St Eloy des Fraises.

Puis promenade dans la ville

Il est temps de regagner le FP de la Monnerie que nous trouvons difficilement...

C'est un atelier de coutellerie qui ferme à 18h00... trop tard...

Nous allons donc nous poser sur une aire de CC coincée entre la route et la voie ferrée.

 

Samedi 17 mai

Détour par St Remy s/Durolle pour vidange des eaux noires...

De Chabreloche à St Just en Chevalet, la D1 joue au toboggan (dénivelés de 14 et 17%).

La D53 nous mène à Lentigny pour quelques courses, puis à St Maurice s/Loire.

Ce village est situé sur l'itinéraire jacquaire Cluny - le Puy en Velay.

Récemment découverte dans l'église de St Maurice, la fresque de St Jacques le Majeur (XIIème siècle) confirme le passage de ce chemin légendaire dans le village.

Dans la nef centrale, nous pouvons admirer une statue équestre de St Maurice (XVIIIème siècle).

Une vieille coutume est attachée à cette statue : les jeunes filles qui désiraient se marier lançaient une épingle dans la queue du cheval. Si l'épingle restait fichée, la jeune fille devait se marier dans l'année.

 

Du haut de son imposant donjon, la vue sur la Loire est unique !

17m de haut, diamètre intérieur 4,50m, murs épais de 3m à la base, l'entrée se trouvait à 6m du sol.

Le château (fin du XIIème siècle) fut le fief des Seigneurs de St Maurice jusqu'en 1220. Puis il fut rattaché au Comté du Forez, donc aussi au Duché du Bourbonnais. Châtellerie royale en 1533, il connut le déclin suite à la réunion de la Châtellerie  au Duché de Roanne, ville qui, elle, allait prospérer.

Le château fut démantelé en 1626 par les troupes de Richelieu.

 

Nous partons ensuite au barrage de Villerest  (1978 - 1982)

Les risques de crue, comme en 1856, ou de sécheresse, en 1976, menaçaient des villes comme Orléans ou Tours.

Le comité de bassin Loire-Bretagne, créé en 1970, engage un programme d'aménagement hydraulique  de bassin de Loire.

Ce barrage poids-voûte mesure 59 m de haut. Son bassin de retenue couvre 770 ha pour 32 km de long. Outre son rôle de protection des Vals de Loire contre les inondations, son usine hydro-électrique produit 167 millions de KWh/an.

Sur l'autre rive de la Loire, c'est Commelle-Vernay et son cadran solaire biface créé en 1999. Il se présente comme un disque vertical de 2 m de diamètre posé sur une murette et à l'allure d'une "montre à gousset de grand-père"

C'est aux équinoxes que la face méridionale "fonctionne" le plus longtemps (12 h/j)

La face nord n'est éclairée que du 21 mars au 22 septembre, le matin de 4h15 à 8h00 et le soir de 16h00 à 19h45 en été.

La pointe du stylet vise l'étoile polaire.

le pont entre Villerest et Commelle-Vernay

le paysage des rives de la Loire que nous suivons vers le sud


Près de St Priest la Roche, le château de la Roche édifié en 1260 sur un piton rocheux surplombant la Loire de 40 m eut plus souvent à subir les crues du fleuve qu'une attaque ennemie.

En 1900, un industriel roannais rachète les ruines et en fait sa résidence secondaire de style gothique.

En 1930, un premier projet de barrage condamne le château à disparaître sous les eaux. Il sera finalement acheté par la commune de St Priest en 1993 pour 1 franc symbolique.

La mise en service du barrage actuel de Villerest lui épargne la disparition mais il est désormais situé sur une île.

En 1996, entièrement restauré, son accès au quotidien a nécessité que la côte d'eau du barrage soit revu à la baisse.

Il reste quand même inondable et a été touché par les crues en 2003 et 2008.

Nous progressons toujours vers le sud... Après Balbigny et Feurs, nous obliquons vers l'ouest pour visiter la Bastie d'Urfé à St Etienne le Molard.

Bonne idée d'y arriver maintenant car il n'y a pas de visite le matin.

Dans la cour d'honneur ont lieu en simultané le reportage photo d'un mariage et la répétition d'un spectacle d'escrime...

L'ensemble du château était composé d'une maison forte du XIVème siècle et d'un manoir (1558)

 

Nous partons à la découverte de la seule grotte artificielle du XVIème siècle encore conservée en France...

Les ornements muraux, souvent d'inspiration mythologique, sont réalisés avec de petits galets, des coquillages et des sables de couleur.

La partie "habitation"...

 

 

Après une promenade dans les jardins, nous allons dormir à Boën, au clos Chazieux...

 

avec la voie ferrée sous nos fenêtres...

 

dimanche 18 mai

nous visitons Champdieu, au riche patrimoine témoignant de plus de 1 000 ans d'histoire.

Le bourg ancien fortifié s'est développé autour du prieuré bénédictin, qui a conservé son cloître et son église romane sur crypte.

Vestiges de fortifications élevés au XVème siècle en pleine guerre de Cent Ans...la "porte de Bise"tient son nom de sa localisation au nord. L'accès au village se faisait par un pont mobile enjambant les douves...

L'église prieurale (bénédictins) achevée au XIIème siècle dont l'architecture reflète des influences lyonnaises et auvergnates.

La crypte semi enterrée date de 980.

De type "halle", style clunisien, elle comporte une abside centrale, deux absidioles et un corridor reliant les trois parties. Dans l'abside centrale, on voit 18 colonnes pouvant provenir de Moingt, site thermal gallo-romain.

A partir de 1143, la crypte abrita des reliques de St Domnin, enfant martyrisé au IIIème siècle, que l'on venait prier pour la guérison des troubles locomoteurs.

 

L'Hospice (1500) accueillait 12 pauvres.

 

Son fondateur, Pierre de la Bâtie, considérant l'oisiveté comme l'ennemie de l'âme, les faisait travailler, selon leurs possibilités, sur les terres, les vignes, les fermes et les étangs dont il avait doté l'hospice.

 

Après une période de régime municipal, l'hospice est rattaché aux hospices civils de Montbrison en 1809 puis retrouve son autonomie en 1824. C'est à présent une maison de retraite depuis 1980.


5 km plus loin arrêt à Montbrison. Le centre historique ne s'orne d'aucun fléchage. C'est guidés par l'allure des toitures que nous nous dirigeons vers la Collégiale... et nous retrouvons devant le Palais de Justice.

Après être passés près d'une église (messe en cours), nous arrivons enfin à la Collégiale ND d'Espérance (1226-1466) contenant les reliques de St Aubin, le patron de Montbrison.

Mais ici aussi, c'est l'heure de l'office dominical.

Montbrison, capitale du Forez, a fusionné avec Moingt en 1973

Tour de la Barrière (dite des Adrets en souvenir des crimes du fameux baron)

en 1620, création du collège des Oratoriens.

En 1795, la chapelle devient salle du Conseil Général


La tour de la Barrière, porte du château des comtes, protégeait une seconde entrée, plus petite, qui aboutissait, par voie souterraine, à la seconde enceinte... ou au logis du trésorier ???!

 

Petit circuit touristique au-dessus de Montbrison...

Arrêt photos du panorama à St Bonnet le Courreau

puis à la Chapelle de Fraisse près de Châtelneuf. C'est le seul vestige de l'ancien château des Comtes du Forez.

Nous redescendons par la vallée du Vizézy pour aller visiter la famille à Savigneux...

L'après-midi se termine par la visite de St Romain le Puy

sculptures extérieures sous la corniche

Au XIIIème siècle, le Prieur et les habitants de St Romain le Puy pouvaient déguster un vin appelé vin de Nuyts; nul ne sait quelle était la couleur de ce vin ainsi que le nom du cépage, mais il est mentionné en 1238 dans les archives de la Diana.

Ce vignoble disparaît après la guerre de 14-18; seuls, quelques ceps persistent à donner du raisin, mais l'exploitation de la vigne est laissée à l'abandon.

C'est en 1997 qu'elle est replantée et exploitée. Sur les pentes abruptes du PIC, le Viognier, cépage noble de Condrieu, prend ses racine dans un sol basaltique. Le sous-sol calcaire donne un caractère exceptionnel à ce vin.


Le prieuré de St Romain le Puy a été fondé par l'abbaye lyonnaise d'Ainay en 1007. Une petite église déjà existante est agrandie pour les besoins de la communauté religieuse de 4 à 6 moines.

En 1167, le prieuré est protégé par une haute muraille et une maison fortifiée accolée aux bâtiments monastiques.

En 1633, la démolition des murailles du château ordonnée par Louis XIII précipite la décadence du prieuré.

En 1666, les moines restants sont rappelés à Ainay. Le prieuré est sécularisé en 1684.

En général dans les églises monastiques, les décors peints ou sculptés constituaient un support de méditation pour les moines. Des peintures murales du XIème siècle ne subsiste qu'un fragment dans le transept représentant un lion bondissant. Les autres décors ont été peints entre le XIIIème et le XVème siècle.

Le tracé de la crypte reprend celui du chœur de l'église.

Les sculptures y présentent des thèmes plus variés (entrelacs, roues solaires, feuilles de vigne) et des représentations symboliques (dragon, phœnix, paon)

 

Vestiges, jouxtant l'Eglise Prieurale, des bâtiments conventuels 

vue sur le canal (44 km) alimenté par la Loire au barrage de Grangent. Sa construction débute en 1865, sous Napoléon III et ne se termine qu'en 1966, tant elle fut parsemée d’embûches (guerres, opposition diverses)


Halte suivante toute proche à 
St Georges Haute Vallée

 

 

 

 

 

Vue sur St Romain le Puy à partir du Montclaret


Ici, l'exploitation du basalte a commencé fin XIXème siècle en utilisant des barres à mines. La roche étant très dure, seules les parties fissurées étaient exploitables.

Aujourd'hui, on fore des trous de 15 m de profondeur dans lesquels on place l'explosif (6 à 13 tirs/an)

Les blocs dispersés par l'explosion sont chargés dans un camion qui les apporte au concasseur puis triés en fonction de leur taille.

130 000 tonnes de basalte sont extraits de Montclaret chaque année.

Autrefois utilisés dans la construction, il est maintenant, sous forme de granulat, la sous-couche du bitume ou de l'asphalte de nos routes



Nuit au FP de Boisset St Priest chez des vignerons qui participent au salon Intervin de Vienne chaque mois de Janvier.

 

lundi 19 mai

Sur la route du retour à la maison... arrêt à Chambles au sud de St Just St Rambert. Nous commençons par grimper vers la Tour, ancien donjon (IXème siècle) d'origine inconnue : 18 m de haut, 18 m de circonférence, murs de 1,40 m d'épaisseur...

L'entrée se trouvait à 8 m du sol; l'édicule visible sur la façade, c'est des latrines...

Ce n'est qu'au XIIème siècle qu'est construit le château qui n'est plus que décombres en 1711.

Un prieuré est fondé à Chambles en 1040. Il s'unit avec celui de St Rambert, lui même membre de l'abbaye de l'Ile Barbe.

Certaines parties de l'abside romane peuvent remonter au XIIIème siècle.

L'église St Pierre est au centre des fortifications du bourg (3 murs d'enceinte) avec le château seigneurial.

Il subsiste encore le chemin de ronde et on voit encore au N-E une ancienne porte qui donnait accès à la seconde enceinte.

En 1482, les fortifications de Chambles sont en très mauvais état.

Le château tombe en ruines : en 1711, il ne présente que des décombres.

L'église est restaurée en 1803 et dotée d'une grosse cloche.

En 1846, l'église était dans l'état où nous la voyons aujourd'hui, sans style ni ornement. Seule l'abside est ancienne.

Une croix de fer forgé à l'extérieur rappelle une mission de 1847.

Le chœur de l'église est éclairé par un vitrail représentant l'Annonciation.

Au fond de l'église, les fonts baptismaux sont en bois sculpté.

La présence de Saint Isidore dans cette église semble être une curiosité car, de tous les saints vénérés dans la région du Forez, celui-ci n'y figure pas.

 

Saint Isidore, plus connu sous le vocable complet de Isidore Le Laboureur, est le patron des laboureurs, des agriculteurs, des ouvriers journaliers et des charretiers.

Généralement représenté avec une gerbe de blé et une pelle, un dicton populaire lui est associé : 

A saint Isidore, si le soleil dore, le blé sera haut et chenu (blanc), mais le pommier sera nu.

Isidore le Laboureur est né dans une famille chrétienne pauvre aux alentours de 1080, près de Madrid. Il est mort vers 1130.

Laboureur, il cultive la terre de riches propriétaires. Son dernier patron, Juan de Vargas, fait de lui son régisseur, mais Isidore fait alors l'objet de jalousie des autres ouvriers qui l'accusent de préférer prier plutôt que de travailler la terre comme eux. Son patron décide alors de le guetter pour vérifier les dires de ces derniers.

Il le surprend en prière, en extase, tandis que les bœufs continuent à tirer la charrue, comme s'ils étaient conduits par deux anges.

Après sa mort, de multiples miracles de guérison lui sont attribués, mais c'est au roi Philippe III d'Espagne que l'on doit d'avoir ce laboureur comme saint, car il avait été guéri par son intercession. Il fut canonisé en 1622.

 

Nous reprenons la route pour regagner nos pénates.