Reprenons notre ouvrage... Nous étions le 09 août 2013 et nous visitions Cadouin.

Poterne piétonne, percée dans les murailles, cette porte donnait directement dans le fossé médiéval. Certains serfs auraient gagné leur liberté en se réfugiant dans la bastide grâce à cette porte... d'où son nom !


 La faim nous tenaille.... nous renonçons à la visite du Bastideum !


Nous arrivons à Biron 20 minutes avant la visite guidée du château.

Le château de Biron est une des quatre baronnies du Périgord

Mariés en 1160 les époux Gontaut (Agenais) et Biron (Périgourdins) commencent la construction du château qui s'étirera sur 200 ans. Les Gontaut-Biron ont été les maîtres incontestés du sud du Périgord pendant près de 1000 ans et leur généalogie peut être remontée jusqu'en 926. Le château s'est modifié au fil des ans au gré des événements et des bonnes ou mauvaises fortunes de cette illustre famille auprès du roi de France. Nous pouvons encore lire trois étapes dans le développement de cette demeure qui a connu des changements de goût ou parfois même le manque de temps : la première correspond au Moyen Age; autour s'est enroulé le deuxième château du XVIème siècle que le troisième, à l’extrême fin de ce siècle a failli supplanter.

Dans la première moitié du XVème siècle, le château est pris et repris cinq fois.

Pillé et incendié en 1463, seuls le donjon et la tour d'entrée subsistent. La reconstruction s'achève en 1490, sauf la chapelle (réservée à l'usage exclusif des châtelains)  terminée en 1515. Les villageois vont à "l'église basse" qui date du XIIème siècle. Six chanoines nommés à vie habitent le prieuré. La tour d'entrée aux murs très épais est à l'origine surmontée de hourds avec escalier escamotable. Les ouvertures sont élargies au XIVème siècle et les créneaux ajoutés au XIXème siècle.

les petites écuries sont parmi les structures les plus anciennes. C'est à la fin du XVème siècle que le bâtiment a subi de lourdes transformations dues à une nouvelle conception du château assez courantes après la guerre de Cent Ans.

Des fenêtres ont été murées après l'instauration en 1791 d'un impôt sur les ouvertues

vestiges d'une courtine percée d'archères qui entourait le château fort.

Fin XVème siècle, un plancher sera rajouté, la galerie en bois de chêne édifiée et pourra abriter la tribune seigneuriale. C'est un bois immergé pendant 15 à 20 ans dans la mer, puis dans la rivière puis dans un marécage et enfin dans une fosse à purin. Il sèche ensuite pendant 15 à 20 ans.

 

 

La conciergerie a subi de fortes destructions après le XIIIème siècle, mais l'intérieur ne montre que de profondes modifications. Elle se présente actuellement sur quatre niveaux, tous sur plancher. Le 1er est aveugle (cul de basse fosse), le 2nd contient les baies percées dans les contreforts et à l'intérieur, de nombreux placards ont été intégrés dans les murs. Les parties hautes ont été remaniées et embellies au début du XVIème siècle. 

 

 

Une salle contient des gisants : le chevalier Ponce de Biron dont le casque est posé à côté de lui, donc il n'est pas mort au combat et son frère Armand, évêque de Sarlat, parti au bout de 25 ans avec la caisse de l'évêché.

 

nota : un gisant aux mains jointes est catholique; s'il a les mains le long de son corps, il est protestant; enfin, s'il a les mains sur les épaules, il a a fait les croisades...

 

Bâtiment de l'horloge (début du XVIème siècle). L'incendie de 1538 a détruit les archives.

Il fut reconstruit au XVIIème siècle

 

Pieta (l'original est exposé au MET de New York) encadrée des deux frères Ponce et Armand


Bâtiment des Maréchaux

Armand de Gontaut-Biron est nommé maréchal par Henri III. Il fait construire ce bâtiment  monumental où chaque pièce mesure 200 m². Après sa mort (il fut décapité par un boulet), son fils Charles (duc et pair de France) continue les travaux. Le gros oeuvre est  terminé en 1602 lorsqu'il est jugé traître au roi de France et décapité ... à l'épée (le bourreau s'y reprend par 17 fois !)

Son fils Jean II fait réaliser la toiture d'ardoises puis les travaux cessent pendant un siècle. Repris par Charles Armand (père de 26 enfants dont 14 survirent) vers 1720, de grandes fenêtres sont percées. Il projette la construction d'une grande arche sur 6 colonnes et d'un escalier de 80 marches. Mais les travaux provoquent un éboulement. Le puits est bouché et une poutre de 10m de long s'effondre.

A cette époque, le duché devient marquisat.

La visite nous mène devant la boulangerie, la tour de garde (ronde à l'extérieur, carrée à l'intérieur), décorée de peintures murales du XVIème siècle, l'écurie (où logeait une garnison jusqu'au XVIème siècle) sur 5 niveaux (2 étages et 3 sous-sol) plus un grenier et la conciergerie du XVIIème siècle. Puis nous montons vers la "cour haute", cour d'honneur, où se côtoient des styles architecturaux allant du XIIème au XVIIIème siècles. Les propriétaires y avaient leurs appartements jusqu'en 1978. S'y trouvent aussi cuisinière, souillarde et la grande cuisine (198 m²) jamais utilisée ! L'aménagement d'une salle à manger à l'étage ne fut jamais achevé non plus. En réalité, depuis la seconde moitié du XVIème siècle, le château n'était habité qu'une ou deux fois par an à l'occasion de parties de chasse comme en témoigne le peu de vaisselle de l'époque : 7 plats d'étain et 15 assiettes.

Les seigneurs prirent l'habitude de vivre plus près du roi et de sa cour... pour augmenter leurs chances d'obtenir titres et charges. 

 

 

 

 

La Tour de la Recette, accessible à l'origine par un escalier extérieur, est l'ancien logis seigneurial.

Cet escalier intérieur date du XVIème siècle, mais, déjà fin XVIème siècle, le seigneur protestant Elie Gontaut vit à Badefols et est enterré à Cadouin.

La tour prend ce nom quand s'y installe le Fermier des revenus de Biron.

En 1789, Armand-Louis de Biron prend la tête des révolutionnaires de la région. Mais considéré comme déserteur en 1793, il est guillotiné.

En 1938, un avocat achète le château... et vend les meubles au Puces de St Ouen (marché Biron !)

En 1974, la grêle détruit une partie des toitures en ardoises.

Le Conseil Régional rachète les lieux en 1978 et les restaure.

Parquet des salons de compagnie (XVIIIème siècle), "à la Versaillaise" composé de chêne, noyer, châtaignier et cerisier, fixés par des chevilles d'acacia et présentant des motifs en diagonale. Les plafonds des salons sont à caissons plats en châtaignier.


La visite aura duré 2 heures. Nous faisons un petit tour parmi les étals des artisans installés dans la chapelle de "l'église basse" puis nous partons vers le nord pour voir l'église Sainte Croix de Beaumont (XIIème siècle), du plus pur style romano-byzantin.

                                                                         Choeur terminé par une abside                                                     chapiteau Adam et Eve

                                                                          semi-circulaire en cul de four

 

Nous nous arrêtons ensuite à Montferrand du Périgord

mais la chapelle St Christophe que nous voulons voir se situe à l'extérieur du village. Le parking de la chapelle nous semble suffisamment accueillant pour y passer la nuit... après avoir visiter l'édifice.

samedi 10 août

En suivant la Couze vers l'Est, nous arrivons dans le Périgord Noir et faisons étape à Belvès.

Quelques courses sur le marché, un passage à l'OT, promenade dans le village

Dominant la vallée de la Nauze, le village fortifié de Belvès est édifié sur un éperon rocheux d'où l'on peut admirer un vaste panorama sur les horizons de Périgord noir. Ses fortifications et la protection du pape Clément V, seigneur temporel de Belvès, n'ont pas suffit à épargner le village lors de la Guerre de Cent ans ou encore des guerres de religions.

Nous visitons le centre d'interprétation de la filature de Fongauffier à Belvès

En 2006, il restait 345 filatures de plus de 20 salariés en France. En 2000, elles produisaient 55.600t de cardés et peignés de laine et 7 600t de fils de laine. En 2007, ces nombres sont tombés respectivement à 3 500t et 2 500t.

La production mondiale de laine (2,1 millions de t/an) nécessite l'élevage de plus d'un milliard de moutons (surtout en Chine et en Australie.

La laine se différencie du poil par la nature des écailles qui la recouvre, grandes et très saillantes. La kératine lui procure élasticité et résistance à la torsion.

Plusieurs types de fibres composent les toisons :

     - le jarre : fibre grossière, dure, raide et cassante de l'agneau à sa naissance. Puis il se décroche de la peau mais reste en suspension dans la toison. Ils sont responsables des "laines qui grattent".

     - le crin : fibre longue, épaisse et résistante appréciée pour la fabrication des matelas et des tapis.

la laine tondue sur les pattes sert au rembourrage.

Le mouton Mérinos dont la toison peut contenir jusqu'à six kilos de laine (contre 1 ou 2 pour les autres races) fournit une laine fine et longue.

La chèvre Angora fournit le mohair, lisse, très solide, lustré et doux.

Les camélidés fournissent l'alpaga, plus chaude, plus résistante et plus légère que la laine de mouton.

La laine lavée ainsi que celle provenant de l'effilocheuse, où sont recyclés les fins de bobines ou les morceaux de tricot, passe dans le battoir qui fait tomber poussière et paille et où l'on peut mélanger différentes fibres ou différentes couleurs de toison.

Puis le loup-carde ouvre et aère les flocons de laine qui est ensuite évacuée vers le casier qui peut contenir jusqu'à 1500 kg de laine.

cardeuse à moteur de 6 CV

 tournant à 720 t/min

Plusieurs passages dans les peigneurs créent le voile de laine qui passe ensuite dans une carde briseuse, un Péralta (qui finit d'écraser les dernières pailles) et dans la carde fileuse


Le contenu diviseur : le voile de laine cardée y est divisé en 37 rubans ensuite roulés entre deux tapis de caoutchouc pour obtenir le préfil, très fragile. L'opération suivante consiste à tordre ce préfil dans un "continu à filer" puis à assembler plusieurs fis dans l'assembleuse qui peut enrouler ensemble jusqu'à huit fils sur une grande longueur.

L'assembleuse

 

Si un fil casse, l'ouvrier fait un nœud pour réparer.

 

Les fils assemblés passent ensuite à la retordeuse qui les retord dans le sens inverse pour éviter que le fil ne vrille.

Bobinoir

 

 

 

 

 

Ensuite, ils sont préparés en écheveau ou en bobines. Le fil passe sur une galet de paraffine pour le lubrifier et des lames rasent les éventuelles irrégularités du fil.

La feutrine est de la laine ébouillantée (eau + savon qui ouvre les écailles des fibres) puis pressée pour densifier le tissu.


Partant de Belvès à 13h30, la pause repas a lieu sur le parking du château des Milandes, dont la visite ne nous parait pas indispensable.

Construit pour son épouse par le seigneur de Caumont en 1489, ce château est racheté en 1947 par Joséphine Baker.

Elle y accueille les douze enfants qu'elle adopte au cours de ses tournées.

Toujours longeant la Dordogne, nous passons à Castelnaud-la-Chapelle dont nous admirons le château, au loin.

Nous arrivons sur Domme malgré une interdiction aux véhicules d'une hauteur supérieure à 3,20m. Une fois passée la porte des remparts, nous restons coincés devant l'entrée du parking à barre de hauteur trop basse pour nous... et le demi-tour est délicat avec les cyclistes derrière nous. La Roque Gageac ne propose guère de parking et il y a foule... Nous approchons de Beynac et Cazenac... parking gratuit et réservé aux camping cars!

Le château de Beynac, érigé au XIIème siècle, surplombe la rivière de 140m, ce qui lui confère le nom de nid d'Aigle. Cette position dominante lui permettait de contrôler le commerce fluvial très intense à cette époque. C'était une halte importante des gabarriers qui descendaient la rivière vers Bordeaux, transportant diverses marchandises (bois, merrain, céréales, vin...)

Aux abords du château, le village au pavage ancien s'organise autour d'une enceinte dotée de portes fortifiées.

Nous allons voir le château de plus près mais sans le visiter.

Arrêt suivant près de Sarlat pour provisions puis par Vitrac, nous atteignons les rives de la Dordogne au cingle de Montfort... peu visible à cause de la végétation. Toujours grosse circulation sur cette route dont nous échappons à Groléjac sur la "route de la noix".

Nous nous installons au France Passion de Manobre, près de Ste Mondane, où la propriétaire nous offre un petit panier de noix (Franquette et Grand Jean)... et casse noix. En retour, nous lui donnons une bouteille de rosé du Château Bardins.

 

 

 

Dimanche 11 août

Après passage à l'air de vidange de Souillac, nous allons nous garer en centre ville au pied de l'église... mais c'est l'heure de la messe. En attendant, nous allons voir le beffroi St Martin, ancienne église paroissiale des XIème et XIIème siècles, reconstruite fin XVème siècle et désaffectée en 1829. Ce haut clocher, élément de défense, a subi de graves dommages pendant les guerres de religion.

De 1829 à 1985, s'y sont installés successivement la mairie, une salle de spectacle, la caserne de pompiers puis l'office de tourisme.

Il sert de beffroi également.

Retour à l'église Sainte Marie


                                                                        peintures en trompe l'oeil                                                                                                 escalier de l'entrée latérale de l'église

 

Direction le N-E en suivant la Borrèze et en croisant une centaine de véhicules hollandais en 10 km... sortant tous d'un camping évidemment signalé par un panneau en hollandais. Nous trouvons un parking pour le repas, avec une bascule pour poids lourds... Nous y mettons le camping car mais le résultat est peu précis... Nous voici arrivés à St Geniès.

                          peintures du XIVème siècle illustrant la vie du Christ et de ses saints                                        martyre de Sainte Catherine d'Alexandrie

 

Nous allons ensuite à St Amand de Coly mais un spectacle-chorale nous empêche de visiter.

Nous poursuivons donc vers Terrasson-Lavilledieu.

Surprise, il y a deux villes en une : la ville moderne, sur la rive droite de la Vézère  et la ville ancienne ancrée sur la colline, rive gauche. Une occupation humaine est attestée depuis les temps préhistoriques dans les grottes et abris creusés dans la falaise.

Plusieurs habitations gallo-romaines ont été découvertes à proximité.

C'est au haut moyen âge (VIème siècle) que se produit le véritable essor de la bourgade avec l'installation d'un monastère fondé par l'ermite Sorus (St Sour).  Naturellement, la vie va s'installer autour de cette nouvelle organisation. En 1150, avec la construction d'un pont en dur (Long de 104m, en dos d'âne et large de 4m), le Vieux Pont, financé par l'abbaye de Terrasson, en 1150, la ville devient un lieu de passage et de franchissement incontournable. De la construction primitive subsistent les trois arches ogivales (rive gauche). Celles de la rive droite furent détruites au cours des XIVème et XVème siècles par les Anglais. Fin XVème siècle, l'abbé de Roffignac fit remplacer les arches disparues par trois voûtes en arc de cercle. Le pont résista aux guerres de religion mais pendant les révoltes de la Fronde, Mr de Pompadour (armée du roi) fit rompre le pont en son centre pour empêcher le passage des troupes du prince de Condé. En 1725, la réfection fut achevée mais en 1783, une crue terrible endommagea ses bases et avant-becs. En 1790 fut ajouté près de la première pile côté ville un corps de garde à deux étages qui servit de prison. En 1810, le trafic devint si intense qu'un autre pont fut construit à 275m en aval.

Les fouilles archéologiques de 2003 ont mis à jour une quinzaine de tombes mérovingiennes (VIIème siècle)       A l'angle de la rue de la Halle et                                                                                                                                                                                                                                                       de la rue de la Mazelle... La                                                                                                                                                                   colonne de soutien provient de la démolition de l'église St Julien en 1827

 

Eglise Saint Sour

Commencée au VIème siècle, la première abbaye fut détruite, reconstruite plus haut au Xème siècle puis rasée au XIVème siècle et reconstruite seulement  aux XVème et XVIème siècles puis incendiée pendant  les guerres de religion et restaurée aux XIXème et XXIème siècle; il ne reste que le portail gothique flamboyant du XVIème siècle, clocher-mur triangulaire encadré de deux clochetons et orné d'une rosace; chaire et autel du choeur et des chapelles latérales travaillées; coffret reliquaire en bois peint du XVIIIème siècle.

La restauration de 2009-2010 a permis la mise au jour de sépultures et révélé des murs antérieurs, probablement ceux de l'église initiale du Xème siècle.

Direction Le Lardin St Lazare chez la famille Sourbé, producteur de foie gras (également hôte France Passion) qui vient à Lyon, place Carnot, au marché des producteurs du printemps et de l'automne et au Salon Vinomédia à la Cité Tête d'Or.

Ici, les canards sont achetés en septembre à l'âge de 14 semaines, élevés dans l'exploitation (75 ha dont 3 de châtaigniers et de maïs) puis gavés 14 jours avant l'abattage. Nous nous offrons un foie gras mi-cuit.

 

 Lundi 12 août

Retour à St Amand de Coly sous un joli ciel ponctué de traces nuageuses au dessus de la vallée de la Vézère.

et nous visitons le bourg.

les portes de l'abbatiale n'étaient manifestement

pas ouvertes chaque jour à deux battants

Traces d'oxydation de la pierre dues à un incendie

 

Nous allons voir aussi le Vieil Hôpital pour la construction duquel l'abbé Vignerot demande une aide financière au pape Clément VII. Celui -ci n'accordera que 100 jours d'indulgence aux généreux paroissiens donateurs ! Bâti à partir de 1381, les caves sont les seuls vestiges de cette époque. Les bâtiments visibles actuellement datent de 1627. L'hôpital accueillait pèlerins, pauvres et malades. Les abbés possédaient des traités de médecine (Hippocrate, Galien) et savaient utiliser les plantes médicinales. Ils pratiquaient des saignées et appliquaient quelques notions d'hygiène : pansements et instruments de chirurgie étaient stérilisés à l'eau bouillante.

 

 

 

Nous retrouvons la Vézère à Montignac, village truffé de touristes. Nous changeons de rive pour descendre le cours de la rivière et là... plus personne


Arrêt photo face au château de Losse.

A 11h30, nous entrons sur le site de la Rocque St Christophe. Cette région a passé 100 millions d'années sous la mer. Les sédiments calcaires du crétacé se sont accumulés. Un soulèvement s'est produit il y a 65 millions d'années. Le site actuel est à 80m d'altitude. Ce mur de calcaire de 1km de long et haut de 80m, sans cesse sapé par la rivière et le gel, s'est creusé d'une centaine d'abris sous-roche et de longues terrasses aériennes. Ces cavités naturelles ont été occupées par l'homme à la préhistoire puis ensuite modifiées pour devenir un port et une cité du Moyen Age jusqu'au début de la Renaissance.

Il y a 25 000 ans, pendant la période glaciaire, les nomades s'abritaient au pied des falaises. La sédentarisation commence il y 3 à 4 mille ans. A Moyen Age, un village semi-troglodyte s'y installe, protégé par une forteresse militaire implantée au même endroit. Il y a 5 niveaux d'abris sous roche où est respectée la hiérarchie sociale médiévale. En 1588, le lieu est démantelé car le village est protestant


Les habitations, de 15 à 30 m², ont un sol de terre battue, des placards creusés dans la roche et une cheminée en façade. Elles se répartissent sur trois étages : RdC pour le bétail, puis l'ensemble cuisine, chambre parentale avec les jeunes enfants et enfin la chambre des grands enfants et les vivres. Des passerelles servent de coursives entre les maisons.

Ingénieux système de suspension et d'attache du bétail                                    

De ce site jusqu'au village de Campagne situé à 18 kms en aval, s'échelonnent 22 abris aménagés dans la falaise il y a dix siècles.

Des guetteurs y signalaient l'approche d’éventuels ennemis par la rivière. Ce système a été expérimenté en 1963 : le message sonore (cor de chasse) est parvenu de Campagne à la Roque St Christophe en moins de six minutes.

Pour nous, la visite se termine à 13h30 et bien que le camping car soit garé à l'ombre, le repas se déroule dans une chaude atmosphère.

A proximité, sur l'autre rive de la Vézère, nous faisons halte à Saint Léon sur Vézère. 

Les vestiges d'une villa gallo-romaine (IIIème ou IVème siècle) ainsi que les fondations d'une première église (Vème siècle) ont été découverts autour de l'église actuelle dans laquelle on retrouve des matériaux de réemploi provenant de l'église antique. La nef, pré-romane, possède des baies à grand cintre qui dateraient de l'époque de Constantin, 1er empereur romain à reconnaître le christianisme au IVème siècle.

vestiges du cloître

 

Puis itinéraire en "sauts de puce" de village en village (thonac, Plazac) pour tenter de dénicher une point de vue panoramique sur St Léon et la Roque St Christophe.

Réussite mitigée à la côte de Jord où pendant les 10 minutes passées à entrevoir ces sites, le parking s'est totalement rempli... et nous devons faire reculer 3 voitures qui attendent à l'entrée pour nous en extirper.

Notre route longe ensuite le Moustier pour parvenir au Moustier (!) et reprendre la descente de la Vézère rive gauche. Passage à Tursac et aux Eysies puis par la grand'route direction Périgueux, nous visons le France Passion de la Douze.

Soirée rythmée par la chute de glands sur le camping car .

 

Mardi 13 août

Francine avait l'intention d'aller prendre le frais en visitant un gouffre. Celui de Rouffignac me paraissait suffisamment éloigné des sites hyper touristiques pour convenir. Arrivés sur place à 9h45, la queue qui s'étire devant le guichet nous semble de mauvaise augure. Effectivement, renseignements pris, le petit train de la visite ne contient que cinquante place, dont une partie est réservée par téléphone... En étant très patients, nous pourrions faire partie du 1er voyage de l'après midi !!!  Tant pis, nous irons nous rafraîchir dans l'ambiance climatisée d'un super marché... Pendant la recherche de la zone commerciale de Périgueux, nous tombons par hasard sur un concessionnaire camping car : achat de "bleu" à WC et d'un bouchon d'évier (20€ négociés à 12 !) qui s'avère finalement trop petit ! Nous trouvons enfin un Leclerc pour remplir le réservoir. Francine tourne quelques minutes autour du magasin pour dénicher l'entrée... raté, c'est un Leclerc Drive ! Nous poursuivons jusqu'à Marsac, sur la route d’Angoulême, pour découvrir un Auchan. Il est déjà 12h30 quand Francine termine ses achats... alors on mange sur le parking.

Nous rejoignons ensuite une aire de camping car au bord de l'Isle à Périgueux.

Au beau milieu du  Périgord, Périgueux fut d'abord une ville gallo-romaine aussi peuplée qu'aujourd'hui. Fondée il y a plus de 2 000 ans sur les rives de l'Isle, elle est depuis ce temps capitale du département. La ville haute abrite un secteur sauvegardé de 21,5 ha, le Puy St Front. La cathédrale St Font et ses coupoles byzantines dominent et protègent ces huit siècles d'histoire architecturale et humaine.

La ville de Périgueux possède 53 monuments historiques répertoriés.

Avant d'être cathédrale en 1669, St Front était avant tout une église de pèlerinage autour du tombeau de St Front, détruit pendant les guerres de religion, dont les vitraux de la nef Est retracent l'action évangélisatrice en Périgord.

De l'église primitive, probablement du VIème siècle, il ne reste que des vestiges enfouis. Au Xème siècle, le lieu devient un centre monastique dont l'église consacrée en 1047 est victime d'un incendie en 1120.

C'est alors qu'elle est reconstruite selon un plan à croix de grecque à cinq coupoles, style romano-byzantin,.

Le clocher est à la jonction de l'ancienne église à croix latine, dont il ne subsiste que le narthex avec ses quatre tours, et de la basilique à croix byzantine

Avant d'être cathédrale en 1669, St Front était avant tout une église de pèlerinage autour du tombeau de St Front, détruit pendant les guerres de religion, dont les vitraux de la nef Est retracent l'action évangélisatrice en Périgord.

De l'église primitive, probablement du VIème siècle, il ne reste que des vestiges enfouis. Au Xème siècle, le lieu devient un centre monastique dont l'église consacrée en 1047 est victime d'un incendie en 1120.

C'est alors qu'elle est reconstruite selon un plan à croix de grecque à cinq coupoles, style romano-byzantin,.

Le clocher est à la jonction de l'ancienne église à croix latine, dont il ne subsiste que le narthex avec ses quatre tours, et de la basilique à croix byzantine

                                                                                                                                                                              Pilier soutenant l'une des coupoles                  Retable                          

Au sommet du retable,Jésus, assisté de 2 anges, tient la couronne qu'il va poser sur la tête de sa mère.

En Bas, au centre : les apôtres, autour du tombeau vide de la Vierge qui monte au ciel

De part et d'autre en bas est figurée l'Annonciation : l'ange Gabriel, à gauche, la Vierge, à droite    

 

le cloître 

                                  ancien sommet d'une coupole                                                                                 vue sur une coupole      détail surprenant sur

                                                                                                                                                                                                                                                       une coupole

 

Le cloître a quatre galeries qui sont l'allégorie du rejet de soi-même (ouest), du rejet du monde (nord), de l'amour du prochain (sud) et de l'amour de Dieu (est). La base de toutes les colonnes est la patience.

Le Nord est le lieu des ténèbres, de l'enfer. De là, on va vers la misère, la résurrection.

L'Est est le lieu où le soleil se lève: on adhère à la foi. En partie supérieure se trouvaient les logements des chanoines.

Le Sud orienté vers Jérusalem est la vie, la résurrection. On inhume au sud pour attendre le banquet éternel. Derrière se trouvait le réfectoire.

L'Ouest est la renonciation. On exerce la charité, grâce aux greniers et aux réserves qui y sont accolées.

 

La première mention de ce cloître dans l'histoire date de 1130. Aux XIVème et XVème siècles, les galeries Ouest et Sud sont remaniées en style gothique puis leur voûtes et arcades modifiées après les ravages des Huguenots (1575-1581).

Après la Révolution, l'évêché au dessus du cloître abrita la sous-préfecture puis la mairie occupa les lieux en 1817.

Galerie nord : 30,6m, 10 voûtes quadripartites à nervures toriques, 21 colonne à chapiteaux romans.  C'est la plus ancienne. Les clefs de voûte plus récentes : un lion (Jésus), un agneau pascal (Christ ressuscité), 5 étoiles autour d'une fleur de lys (symbole de la Vierge et fleur de lys pour faire plaisir aux Capétiens!).

Galerie Est : 27,6m, 7 voûtes (les mêmes qu'au nord), 13 colonnes à chapiteaux cubiques dont un en marbre. Dépouillée et sobre, pas de clef de voûte historiées. On y trouve les croix de consécration. C'est devant la colonne de marbre que l'évêque lavait les pieds des chanoines le Jeudi Saint. S'y ouvre la salle capitulaire.

Galerie Ouest : 24,61m, 6 voûtes quadripartites en ogive. 16 culs de lampe historiés, 5 arcades gothiques, 3 clefs historiées : un évêque sur son siège, une croix tréflée, chapiteaux à feuilles de vigne.

Galerie Sud : 31,42m; 7 voûtes quadripartites en ogive; 16 culs de lampe historiés; 7 arcs gothiques; elle date des XIVème et XVème siècles et desservait cuisine et réfectoire. Sur une nervure quelques restes de sculpture (les 5 vierges folles et les 5 vierges sages). La crucifixion est représentée sur une clef de voûte avec Marie et Jean dans la douleur.

 

Nous partons maintenant visiter la ville

La tour Mataguerre       

La tour Mataguerre est le dernier bastion subsistant de l'enceinte médiévale (28 tours, 12 portes). Elle était surmontée d'un toit conique.

Son nom provient de l'occitan (matar = mettre en échec, guerra = guerre)

La Porte Normande, une des portes de la muraille du Bas Empire enfermant la "Civitas Petrucorio-rum" ainsi dénommée après le déclin de Vésone. Son appellation actuelle s'explique par les invasions des Viking au IXème siècle.

Le Château Barrière, édifié au XIIème siècle, fut agrémenté  à la Renaissance d'une tour d'escalier,  d'une porte gothique flamboyant et de fenêtres à croisées

Incendié en 1575 pendant les guerres de religions, il ne fut pas restauré.


Du temple de Vesone édifié au IIème siècle, il ne reste à présent que la "cella", partie sacrée où seul le prêtre pénétrait pour servir la déesse celte "Tutela Vesunna" adoptée par les Romains et associée au culte des eaux. 24,5m de haut, 17,10m de diamètre, elle était entourée d'une promenade à colonnes pour permettre aux fidèles de déambuler et d'apporter leurs offrandes. On y accédait par un escalier monumental à l'est, correspondant à la brèche. La légende raconte que celle-ci est due au mauvais sort jeté par St Front pour ruiner le temple païen. Elle servit de carrière de pierres jusqu'à la protection des monuments historiques, à la fin du XIXème siècle.

L'église Saint-Etienne de la Cité fut la première cathédrale jusqu'en 1577. Les protestants s'attaquèrent à deux de ses coupoles et à son clocher qui furent détruits.

Utilisée pendant la Fronde comme manège, elle perdit son titre de cathédrale au profit de St Front au XVIIème siècle.

La coupole ouest (XIème siècle) est dans la plus pure tradition de l'art roman tandis que celle de l'est a été restaurée au XVIIème siècle.

Le jardin des Arènes est situé dans un parc archéologique très agréable : "les Arènes", les vestiges antiques nous parlent des heures fastes dédiées au jeux romains. Cet édifice de forme elliptique (Ier siècle), autrefois comparable à celui de Nîmes ou d'Arles, pouvait accueillir jusqu'à 20 000 spectateurs. Incorporé dans le rempart gallo-romain construit à partir du IIIème siècle, il fut ensuite transformé en bastion fortifié dénommé "le Rolphie". Transformée en forteresse au Moyen Age puis en couvent au XVIIème siècle (les Visitandines utilisèrent les pierres pour construire leur chapelle aujourd'hui disparue), il devint jardin public au XIXème siècle.A

En route pour 50 km vers l'est, destination la France Passion de Nailhac. En chemin, notamment à St Agnan, nous remarquons de nombreuses toitures bâchées. La tempête de grêle (grelons de 2 à 5 cm) et de vent du 02 au 03 août a sévi par ici !

 

mercredi 14 août

Nous sommes à quelques kilomètres de Hautefort dont le château se dresse à l'horizon... mais nous avons choisi de visiter aujourd'hui le musée de la médecine à l'Hôtel Dieu.

                 château de Hautefort                                                                                              Hôtel Dieu

salle du Père Eternel

 

 

 

 

Tour des enfants abandonnés

la chapelle

Meuble d'apothicaire et tenue de  médecin soignant  la peste


Salle Hippocrate

Au VIIème siècle, les arabes commencent à utiliser l'alcool pour distiller les plantes, le sucre pour les sirops. Ils inventent l'almbic.

Médicaments du XXème siècle.

Au Moyen Age, la maladie est considérée comme un châtiment divin; soigner les douleurs, c'est apaiser les dieux

mallette d'accouchement (1950)

La thériaque, remède universel préparé depuis l'Antiquité, se compose d'une centaine d'ingrédients et guérit tous les maux 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trousse de médecin de campagne du XVIIIème siècle et petit clystère en étain


Clef Garengeot (XVIIIème siècle) sorte de davier pour extraire les dents... mais qui servait d'avantage à les casser

 

 

 

 

 

 

 

cabinet dentaire 1945/1950

appareil de radioscopie fin XIXème ou début XXème siècle

 

les rayons X ont été découverts par Roentgen fin 1895 et appliqués dès 1896 à la radioscopie

coffret d'amputation

Les premières anesthésies sont effectuées par deux dentistes en 1844 au protoxyde d'azote (gaz hilarant!);  le chloroforme est utilisé à partir de 1852


Nous reprenons la route par la D704 jusqu'à Cherveix-Cubas puis bifurquons pour suivre le cours de l'Auvézère. On ne trouve guère mieux qu'un parking de chasse sur la D72E4 (!) pour l'arrêt repas.

La suite du trajet (façon montagne russe) joue à cache-cache avec le bord de l'eau et nous mène à la forge de Savignac-Lédrier.

En attendant le début de la visite guidée (15h45), nous regardons une vidéo sur la "Force de l'Eau".

L'Auvézère est la sœur jumelle de l'Isle qu'elle rejoint à quelques kilomètres de Périgueux. Née à la frontière corrézienne, elle est l'une des voies qui mènent au cœur du Périgord. Ce chemin témoigne  de l'éternelle et farouche volonté des hommes de tirer parti des ressources de la nature.

 

 

La forge fut construite par le châtelain du lieu qui la loue par fermage au maître de forge.

 

La production est encouragée au XVIIème siècle par un édit de Colbert.

 

La province du Périgord réunissait toutes les ressources nécessaires : sous sol riche en minerai, massif forestier dense et réseau hydrographique étendu.

 

Jusqu'en 1860, plus d'une centaine de forges y était en activité.

 

Dès le XVIème siècle, la production s'effectue en deux opérations : 

     * réduction du minerai en fonte dans le haut-fourneau

     * conversion de la fonte en fer dans l'affinerie

Pendant la campagne de fondage (octobre à avril) la marche continue du haut-fourneau mobilisait 7 à 10 personnes en deux équipes de 12 heures, mais toute une paysannerie locale y trouvait un complément de revenu : ramassage et extraction du minerai, coupe et carbonisation du bois, transport des matières premières et des produits finis.

Four pour produire le charbon de bois. On y brûlait du châtaignier avec de la paille et de la terre pour réguler les entrées d'air. La carbonisation durait une semaine. Après la révolution industrielle on utilisera plutôt du coke (charbon de terre) moins onéreux.

Bâtiment de la cantine

L'accès à la cantine dont le rez-de-chaussée est rehaussé, s'effectue par deux trottoirs protégeant l'habitation contre les débordements du bief

Creuset

Avant son utilisation, le minerai était concassé par un brocard (pilons mus par une roue hydraulique) qui servait aussi à concasser les résidus du haut-fourneau, les laitiers (silice vitrifiée) transformés en ballast ou en parpaing.

C'est un enfant qui allumait le haut-fourneau avec un fagot entouré d'une gravure bénite de St Eloy... et en présence du curé


On laissait le haut-fourneau s’assécher pendant deux semaines et atteindre sa température de fonctionnement : 1550°C !

Puis le chargeur l'approvisionnait par le gueulard au sommet du haut-fourneau en prcédant par couche successives de minerai, charbon de bois et calcaire en quantité respectives de six bacs + six bannes + deux bannes.

Le gueulard est rechargé toutes les 90 minutes.

L'arqueur préparait dans le sol des rigoles où s'écoulera la fonte en fusion, préalablement récupérée dans un creuset. Celle ci y refroidira en prenant la forme de barres oblongues de trois mètres de long, les gueuses.

C'est le gardeur qui surveillait le déroulement de la fusion et décidait de lâcher la coulée. La cloche hermétique coiffant le gueulard (gaz évacués de part et d'autre) permettait au chargeur (par une série de coups codés) d'indiquer au gardeur la qualité des ingrédients enfournés. Selon la quantité de calcaire, la fonte était blanche (truitée) ou grise et plus cassante mais excellente pour la fabrication des canons.

Avec 3T de fonte par jour (en deux coulées), la production s'élevait à 600T/an à partir de 2,1T de bois et de 4,2T de minerai journalier.

A l'aide de treuils, les gueuses allaient remplir les chariots de transport.

Pour obtenir du fer, la fonte était décarbonisée dans un four à puddler qui chauffe à 900° pendant 12 heures par jour. Le fer pâteux qui en sort contient encore des impuretés qui seront éliminées par le passage à l'affinerie.

La dernière coulée de la saison était destinée à fabriquer de la chaux. Ensuite l'intérieur du haut-fourneau refroidi est gratté et on procède au remplacement éventuel de quelques briques.

En 1819, la forge de Savignac Lédrier appartient à la famille du maître de forge Combescot. Modernisée, la forge peut donc fonctionner 7 mois/an. Trois souffleries sont installées dans un nouveau haut-fourneau. En 1830, le haut-fourneau est approvisionné par un monte-charge hydraulique. Grâce à l'excellente qualité de sa production, cette fonderie ne sera pas ruinée par l'ouverture économique du marché en 1860.

En 1868, on inaugure un nouveau barrage à 150m en aval de l'ancien; il est équipé de trois roues qui actionnent une soufflerie, (les deux anciens soufflets sont remplacés par un soufflet à piston d'air comprimé), les feux de l'affinerie et une forge à battre (martinet + marteau).

En 1870, on y ajoute une soufflerie thermique.

Innovation : on récupère les gaz évacués par le haut-fourneau. Ils sont envoyés dans le four à puddler, à la place du charbon de bois.

En 1902 démarre la production d'acier à blindage.

Les améliorations s'étendent jusqu'au village qui bénéficie dès 1911 de l'éclairage électrique grâce à l'appui du maître de forge.

La dernière coulée date de 1930. Ensuite, jusqu'en 1975, ne subsistera qu'une tréfilerie (fabrication de clés à sardine et de clous).

 

 

Halle à charbon de bois (1823) en lattes de châtaignier pour favoriser l'aération des 1500 à 2000 T de stocks nécessaires pour une campagne de fondage. 

 

 

Nous terminons la visite dans l'exposition de soufflets, de forges portatives, soufflaculs et soufflets de boucher (pour séparer la peau de la chair des bêtes abattues...


Mauvaise surprise pour sortir du parking : roue AVD enraquée, une voiture devant nous à gauche et un gros caillou à l'avant-droit ! Les plaques de désembourbage ne deviennent efficaces que lorsqu'enfin les propriétaires de la voiture viennent dégager leur véhicule. Tout cela à permis à Bruno de remarquer un manque de gonflage du pneu AVG. Arrêt dans un garage agricole; le pneu était  à 2 kg au lieu de 5,5 !


Encore des bâches !

En roulant vers l'ouest, nous arrivons à Excideuil où l'Office de Tourisme n'a pas été épargné par la tempête... qui a aussi touché le château dont la visite est impossible (arrêté municipal suite aux intempéries du 2 août)

Mais l'église a tenu bon !

Hors fin XVème siècle,il y en avait deux autres (St Antoine et St François) auxquelles vint  s'ajouter au XVIIème siècle l'église du couvent des Clarisses. Toutes trois disparues, seule demeure celle-ci, St Thomas, érigée au XIIème siècle et détruite par le terrible incendie de 1420 qui ruina une grande partie de la ville. Il existe depuis une rue de Cendres et une porte des Cendres (disparue).

Reconstruction autour des vestiges, mais le clocher octogonal, le cloître, deux chapelles et le vieux cimetière disparurent à tout jamais

Restauration entre 1867 et 1873 nécessitée par le mauvais état de l'édifice. Mais la flèche dressée sur un clocher carré fut incendiée en 1934 et replacée par une architecture en béton armé.

                                                       Vierge de Pitié

 

Nous poursuivons notre promenade dans le bourg : commanderie des Templiers (XIIIème siècle), Hôtel Guy (1639), la fontaine (1834). Francine photographie de nombreux panneaux explicatifs sous l’œil goguenard de deux habitantes que Bruno finit par "interpeller" en leur expliquant le but des ces prises de clichés...   ah mais !

 

Nous retrouvons le cours de l'Isle jusqu'à l'aire de vidange de Sarliac sur l'Isle... mais il y manque l'eau potable. Nous poursuivons jusqu'à Sorges nous pouvons remplir le réservoir gratis. A 100m de là, une aire de stationnement conviendra pour la nuit, finalement tranquille malgré la proximité de la N21.

 

Jeudi 15 août

Première visite de la journée : Saint-Jean-de-Côle offre un ensemble architectural remarquable mais où l'accueil à l'OT manque de chaleur et de professionnalisme... parce qu'on est le 15 août ???

L'église St Jean Baptiste est parfaitement orientée Est-Ouest. Construite vers 1083 en grès gris ou ocré, son extérieur offre l'apparence d'une haute muraille de 12m de haut et une abside pentagonale. Le clocher date du XVIIème siècle ainsi que la halle ajoutée contre l'église. Les corniches entourant chaque chapelle présentent de nombreux modillons : masques, lutteurs, oiseaux, contorsionnistes, animaux... Le plan de cette église organisé en demi cercle autour de l'abside est insolite et unique en Périgord. La nef (une seule travée carrée) était surmontée d'une coupole d'un diamètre de 12,60m qui disparut une première fois pendant les guerres anglaises. Reconstruite plus ou moins solidement, elle s'écroula par deux fois, peu avant 1789, puis au XIXème siècle.

Les contreforts-colonnes des deux chapelles rayonnantes traduisent une influence architecturale saintongeaise.

Le maître autel (XVIIème siècle) Sur le socle, Jésus encadré par les quatre évangélistes.

De par et d'autre du tabernacle, des scènes de la passion du Christ (flagellation, la croix, le manteau, l'échelle)

Retable

 

à gauche, la Vierge montre le cœur blessé de Jésus


Promenade dans le village.

                                                                            château de la Marthonie                                                                                                           maisons du XIVème siècle

Pont à dos d'âne et à avant-becs (XVème siècle)

Nous reprenons la route en repassant par Thiviers pour longer l'Isle vers l'est.

Les abords de Jumilhac le Grand nous consternent : bas-cotés bondés de voitures garées, slalom entre les piétons sur la chaussée... on n'est pourtant pas sur le circuit du Tour de France !

Eh non, c'est un vide grenier qui occupe tout le centre du village ! Nous parvenons à nous poser le long de l'église qui est ouverte pour l'occasion. Nous y admirons de jolies peintures tout en écoutant subrepticement le guide qui mène un groupe de touristes.

Après le repas, nous baguenaudons sur le vide-grenier et profitons de la vague de départ des touristes vers 13h00 pour retourner au camping car et nous extirper du secteur avant l'arrivée des promeneurs de l'après-midi.

Nous roulons vers le N-O jusqu'à la Coquille puis vers l'Est et arrêt à St Pardoux la Rivière pour s’enquérir (sur internet) de l'accès au Saut du Chalard (sur la Dronne). C'est à 6 km de là, à Champs Romains.

Petite balade digestive...

 

la taille maximale a été atteinte...

la suite est