Nous sommes dans le secteur depuis le 20 pour des raisons familiales

Notre objectif premier était de visiter la Somme, nous ne sommes allés qu'à Ham et Peronne.


 

 

Lundi 23 septembre

 

Nous avons passé la nuit à Triel sur Seine, au bord du fleuve.

 

Direction Mantes la Jolie où nous trouvons à nous garer place Hevre pour rejoindre l'OT à pièd. Nous y sommes fort aimablement accueillis. Nous en ressortons avec moult prospectus et guides de visite ainsi que l'itinéraire pour rejoindre un parking gratuit sur l'Ile des Dames. Nous nous y installons pour le repas avec une vue magnifique sur la Collégiale Notre Dame que nous visiterons avec un audio guide fourni par l'OT.

Une milice bourgeoise, l'Arquebuse, établie à Mantes en 1452 par Charles VII, a choisi le chien comme emblème (symbole de fidélité)

Meaux => les chats; Corbeil => les pêches; Etampes => les écrevisses; Magny => oeufs; Limay => les loups; Meulans => hiboux

 

Nous empruntons une partie de la promenade des Remparts.


Porte au Prêtre, ainsi nommée en souvenir d'une   Dans le square Brieussel-Bourgeois, le musée     Square Gabrielle d'Estrée dans les 

tentative d'un prêtre pour reprendre la ville aux     Duhamel, édifié en 1906 pour y exposer les            anciennes douves des remparts

Anglais en 1421, pendant la guerre de Cent Ans.     oeuvres et objets rapportés de ses voyages

                                                                                      par G Duhamel. Il abrite aujourd'hui l'école

                                                                                                        Nationale  de Musique.

 

Collégiale Notre Dame

Edifiée à l'emplacement d'un premier sanctuaire incendié en 1087 par Guillaume le Conquérant, la construction date des années 1170.

Le chœur fut achevé fin XIIème siècle et 9 chapelles ajoutées entre 1285 et 1359.

Il n'est pas certain que les tours, achevées en 1266, soient symétriques : la tour nord, menaçant de s'écrouler, a été reconstruite entre 1492 et 1508

Portail central (1170/1180) évoque le couronnement de la Vierge

(1300) Portail de droite; scènes de l'enfance du Christ et de la Passion - Apôtres et saints martyres ornent les voussures


Tour St Maclou

Seul vestige d'une église du XIème siècle à laquelle elle fut rajoutée au XVIème siècle.

L'église subit un effondrement partiel en 1692 et, menaçant ruine, fut démolie en 1806.

Nous retournons à l'OT rendre nos audio-guides et comme nous manifestons l'intention de visiter Ste Anne de Gassicourt, on nous offre le livret la concernant.

Nous rejoignons le camping car.

Mantes la Jolie s'est développée au carrefour des routes Paris-Rouen et Chartres-Beauvais, lieu où les plateaux du Vexin et du Mantois se rapprochent et où îles et îlots facilitent le franchissement de la Seine.

Fin XIIème siècle, un pont de 37 arches enjambait le fleuve. Endommagé par les crues, il est reconstruit en pierre début XVIIème siècle.

Un autre pont (Perronet) est édifié en 1765. Il sera rénové après les bombardements de la 2nde guerre mondiale.

Le niveau de la Seine est régulé à partir de 1855.

Au XVIIIème siècle, Mantes la Jolie a perdu son rôle de place forte mais continue de prospérer grâce à sa position de ville fluviale. L'implantation de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen favorise l'installation de nouvelles industries notamment sur l'ancien village de Gassicourt annexé en 1930.

Nous repartons vers la Roche Guyon en longeant les falaises du bord de Seine.

Passage devant l'église de Vétheuil

 

Le château de la Roche-Guyon, adossé aux falaises de craie, constitue un ensemble architectural unique en IDF, traversant dix siècles d'histoire : du donjon féodal aux écuries du XVIIIème siècle, des premières habitations troglodytiques au potager des Lumières, des salons d'apparat aux casemates aménagées par Rommel durant la seconde guerre mondiale...

Le donjon est relié à la forteresse située en contrebas par un impressionnant passage  secret creusé dans la falaise.

 

 

Le parking autocars bien plat sur lequel nous sommes garés nous semble parfait pour la nuit.

 

Mardi 24 septembre

Au cœur d'une légère brume nous voici arrivés à Giverny. La visite des jardins et maison de Monet prévue à 7,50 € sur internet est en fait à 9,50€. On s'en retourne après avoir acheté quelques semences pour Christiane et on croise une foule considérable de touristes... descendus d'un nombre considérable d'autocars garés à touche-touche sur le parking.

                         Nous filons sur Chaussy pour voir le domaine de Villarceaux ... fermé !

 

Au XVIIème siècle, la Tour de Ninon abrite les amours célèbres de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux, avec Ninon de Lenclos, courtisane et érudite qui y tint salon. Le "château d'en haut" fut construit d'un seul élan au milieu du XVIIIème siècle.

Nous continuons notre route jusqu'à Omerville et sa croix pattée.

La croix pattée, datant des XI, XII et XIII7mes siècles, est une particularité du patrimoine rural vexinois. De style roman, cette croix monolithique de calcaire est constituée de trois courtes branches d'égale longueur, aux extrémités très élargies. Cette forme se rencontre gravée sur les sarcophages mérovingiens ou sur les monnaies, ou encore peintes comme croix de consécration dans les églises. Ces croix servaient vraisemblablement de limites de fief, de juridiction ou de bornage de propriétés ecclésiastiques. Situées dans les champs, à la croisée des chemins ou au cœur des villages, elles sont un élément de l'emblème figuratif du Parc.


 

 

Arrêt suivant à Ambleville dont le château ne se visite qu'à 15h30 !

 

 

Construit au XVIème siècle sur les bases d'une forteresse féodale érigée contre les invasions anglo-normandes, le château d'Ambleville est un chef d'oeuvre de l'architecture Renaissance. Il fut bâti pour les de Mornay, puissante famille du Vexin, héritière des Essarts et seigneurs de Villarceaux

 

 

 

Eglise St Donatien et St Rogatien (XIXème siècle) avec un clocher-porche central dont l'abside sert à la fois de narthex et de chapelle des fonts baptismaux


En quête de notre pain quotidien, nous passons au Super U de Magny en Vexin... et restons sur ce parking pour le repas.

Puis direction Boury en Vexin.

Château élevé en 1685 sur les plans d'Hardouin-Mansart. Le portail est ouvert, chouette !! Mais flûte, ce n'était que pour le temps du passage des jardiniers.

Nous faisons une tentative vers l'église... fermée également...

Alors nous montons jusqu'aux Andelys pour visiter le Château Gaillard Beaucoup de places libres sur le parking... c'est à l'entrée du château que nous en comprenons la raison => les monuments nationaux sont fermés le mardi! Nous pouvons, malgré tout, nous promener au milieu des vestiges.


Un traité de paix de 1196 entre Philippe-Auguste et Richard Coeur de Lion cède aux Français d'importantes places fortes le long de la Seine jusqu'à Rouen. Mais il y est stipulé que le site des Andelys, possession de l'archevêque de Rouen, restera zone neutre non fortifiée sur le plan militaire. L'intérêt stratégique du lieu est si grand qu'à peine un an plus tard, Richard s'en empare et le fait fortifier !

Mais cette plateforme est dominée de manière écrasante par  le plateau dont elle occupe la pointe sud-ouest.

On isole le château de ce plateau par un fossé large de 20m. L'enceinte flanquée de tours et le noyau central du château (le donjon) sont reliés par un pont fixe taillé dans la roche. Le château est de conception passive, répondant à la seule crainte d'une attaque venant du plateau.

Une triple rangée de pieux (estacade) interdit toute navigation vers Rouen.

Une agglomération fortifiée est créée sur la rive droite.

Quatre ans après la mort de Richard en 1203, Philippe Auguste envoie une équipe de nageurs, munis de haches, créer une brèche dans l'estacade. Les habitants du village vont se réfugier au château. Le blocus de la forteresse à l'automne oblige son commandant Roger de Lascy à évacuer les "bouches inutiles"... dont un certain nombre agonisera lentement dans les fossés pendant l'hiver.

Au printemps 1204, une attaque est lancée à partir du plateau. Les sapeurs provoquent l'effondrement de la tour de l'ouvrage avancé.

Les Français s'introduisent dans la basse-cour par les fenêtres basses au sud du bâtiment.

L'attaque du donjon est facilitée par l'existence du pont fixe.

Le 6 mars 1204, la forteresse se rend, suivie de près par celle de Rouen; il n'y a plus d'obstacle au rattachement de la Normandie à la France.

Une garnison est maintenue sur place. Aux XIIIème et XIVème siècles s'y trouve une prison.

Le château s'illustre en 1419 par la résistance qu'il oppose aux Anglais pendant la guerre de Cent Ans.

L'importance croissante de l'artillerie au XVIème siècle entraîne le déclin de la forteresse qui, abandonnée, devient le repère de bandes de brigands. En 1595, Henri IV autorise sa démolition, sauf le donjon.

Les matériaux sont récupérés et réemployés dans les églises et couvent des Capucins.

 

Nous repartons vers Magny en Vexin pour rejoindre Nucourt et son église St Quentin perdu au milieu des champs...

Endroit propice à notre pause nocturne.

Edifice primitif du XIème siècle dont l'abside romane est remplacée au XIIIème siècle par un chœur à 2 travées. On ajoute des chapelles latérales. La nef, détruite par les Anglais en 1432, est reconstruite au XVIème siècle.

La tour ajoutée devant la façade ouest reste inachevée. Cette construction devait sans doute remplacer le clocher central qui n'a finalement jamais été détruit.

 

Mercedi 25 septembre

Nous arrivons à Chars pour trouver l'église St Sulpice fermée...

Construite entre 1145 et début XIIème siècle, sa façade ouest offre un bel exemple de l'art roman.

La structure du chœur est "début gothique" comme celle de St Germer de Fly.

Au XVIème siècle, une tour-clocher Renaissance est érigée suite à l'écroulement du clocher primitif.

Nous avons plus de chance à Marines l'église St Rémi est ouverte.

De l'église primitive (1256) ne restent que le chœur et 3 chapiteaux de piliers de la nef.

Totalement détruite pendant la guerre de Cent Ans, elle est reconstruite à partir de 1562.

En 1620, on y ajoute la chapelle funéraire St Roch de plan octogonal avec coupole nervurée à 8 quartiers

Voûte de la coupole décorée de caissons losangés garnis de têtes d'angelots.

Le lanternon et les huit occuli étaient l'unique source de lumière de cette chapelle.

Le 15 août 1944, cette statue quitta l'église pour être recueillie à tour de rôle par toutes les familles qui le désiraient. A la libération, elle se trouvait aux Hautiers et dominait la bataille (30 août).

Elle est passée chez plus de 250 familles avant de réintégrer l'église le 8 juillet 1945.


Puis intermède vidange aux Ateliers du camping car à Cormeilles en Vexin où on nous fournit aussi l'eau potable.

Vers le sud, arrêt à Vigny où nous ne découvrirons l'entrée du château qu'après avoir parcouru (à pieds !) tout le tour du mur d'enceinte en zone agricole parfumée à la betterave pourrissante !

Mais c'est un château privé, acheté par des Japonais pour y installer une école de cuisine française... Il serait au bord de la faillite...

 

et nous arrivons  l'église St Médard (1894), bâtie pour remplacer un édifice plus ancien. Elle est une des plus tardives œuvres néogothiques du Vexin Français. Le clocher est tout à fait original avec sa haute flèche et sa balustrade hérissée de gargouilles.

Nous avons la chance de rencontrer un homme qui nous fait partager ses connaissances sur cette église

Chemin de croix : série de bas-reliefs de style néo-Renaissance, oeuvre des sculpteurs marseillais Clovis et Paganoni.

Pour sa construction en 1894, la mairie avait lancé une souscription. La majeure partie des travaux fut financée par le propriétaire du château, le comte Philippe Vitali. L'implantation et l'accès à cette stalle réservée à la famille Vitali sont évidemment les privilèges qui remercient leur générosité... et l'architecte Tubeuf  a été choisi par les Vitali ...


Les vitraux de la chapelle Champigneulles représentent tous les saints patrons de la famille Vitali qui leur ont prêté leurs traits.

 

Retour vers les bords de Seine jusqu'à Conflans Ste Honorine où nous commençons par manger !... après nous être garés sur le quai François Mitterand, près du bateau-chapelle "Je sers", aumônerie nationale de la Batellerie.

L'OT est fermé mais de nombreux panneaux explicatifs nous aident à parcourir la ville.

Ce site du confluent Seine-Oise a été habité dès le néolithique. Capitale de la batellerie, le village se développe an Moyen-Age au pied du coteau surmonté d'un château en bois, puis d'un donjon de pierre (fin XIème siècle). Les reliques de Ste Honorine sont transférées à Conflans pour échapper aux Vikings.

Nous montons vers la tour Montjoie. Ce donjon roman (fin XIème siècle) appartenait aux seigneurs de Beaumont sur Oise qui régnaient alors sur Conflans.

Nous continuons jusqu'au château du Prieuré... mais il est en travaux et masqué par des échafaudages.

Nous partons à la recherche de gas-oil => 3 tentatives infructueuses

* centre commercial Art de Vivre à Eragny : pas de station essence

* les Trois Fontaines : entrée inaccessible aux camping cars

* Auchan dont nous ne trouvons même pas le parking !

Nous trouvons notre bonheur au Leclerc de St Ouen l'Aumône.

 

Nous sommes régulièrement survolés par un dirigeable que nous retrouvons dans le ciel d'Auvers sur Oise où nous pensions pouvoir passer la nuit devant le château... Raté!

Il nous reste à grimper sur le plateau venteux près du cimetière de Butry sur Oise.

 

Jeudi 26 septembre

La pluie nous accompagne jusqu'à  10h00 et nous arrivons sous le soleil près de Viarmes à l'abbaye de Royaumont

L'abbaye est fondée en 1228 par Louis IX, futur St Louis, alors âgé de 14 ans, en exécution du testament de son

père Louis VIII.

Rattachée à l'ordre cistercien, elle compte près de 120 moines pendant sa période de plus grande prospérité, sous le règne de St Louis.

Confisquée en 1791 comme bien national, elle fut vendue au marquis de Travanet pour 658 716 livres et transformée en filature de coton.

Reprise par des religieuses enseignantes, celles-ci sont contraintes à la vendre par la loi de 1905. La famille Goüin s'en porte acquéreur et la met à disposition de la Croix-Rouge entre 1945 et 1919.

En 1937, un cercle culturel de renom international s'y ouvre et, en 1964, le monument est légué à la Fondation Royaumont pour le Progrès des Sciences de l'Homme.

Vestiges de l'église, aux dimensions comparables à celles de la cathédrale de Soissons.

 

La sobriété du décor sculpté est typique de l'austérité cistercienne.

 

Elle fut détruite en 1792 par le marquis de Travanet qui en récupéra les pierres pour construire les logements de ses ouvriers.

 

Le plus grand des bâtiments encore debout est celui des moines : un RdC comprenant salle de travail manuel, passage-parloir, salle du chapitre (détruites pour laisser place aux machines de la filature) et sacristie et un étage occupé par le dortoir.

Cette tour de près de 40m de haut échappa à la destruction. Elle renferme l'escalier du transept nord de l'église qui desservait les combles et la galerie du triforium.

St Louis se fit aménager une petite chambre à l'extrémité du dortoir dont une fenêtre donnait dans l'église; de là, il suivait l'office nocturne des vigiles et rejoignait les moines pour les matines


 

 

 

 

 

 

 

St Louis fit enterrer dans l'église son frère et deux neveux-nièces ainsi que son fils aîné.

Le cloître

La galerie sud desservait le dortoir, le chauffoir, le réfectoire et les cuisines.

La galerie ouest longe l'ancienne ruelle des convers, isolés du cloître par un mur épais avec une seule porte.

Les toitures en pente des galeries ménageaient des combles qui servirent de grenier de 1792 à 1864. Elles furent ensuite remplacées par des terrasses pour faciliter la communication entre bâtiments.

Le jardin du cloître est redessiné en 1912.

L'eau est captée d'une source distante de plus de 3 km.

Inspiré d'un geyser islandais, le jet d'eau jaillit une fois par heure, 5 min après l'heure sonnée par la cloche de Royaumont. Les moines canalisèrent 2 rivières sur plusieurs km jusqu'à l'abbaye afin de l'utiliser pour le nettoyage des latrines (60 sièges dos à dos). Deux autres canaux (dont l'un greffé sur celui des latrines) forment un aménagement pour alimenter des bassins supplémentaires où l'on nettoyait les étoffes. Les industriels installèrent dans ce bâtiment les activités liées au lavage, blanchiment et teinture des étoffes.

Vierge allaitante

Construite avec des vestiges de l'église, cette grotte, inspirée de Lourdes, abritait une pieta.

Cet aménagement est l'oeuvre des sœurs de la Ste Famille de Bordeaux

(2de moitié du XIXème siècle)

 

Nous retrouvons le camping car à midi et demi... à table !

Pour sortir du parking, le GPS nous envoie sur un petit pont de 2,10m de large.. L'avant passe mais il n'en sera peut-être pas de même pour le pot d'échappement. Alors, nous reculons et 1/2 tour direction Ermenonville pour visiter l'abbaye de Chaalis.

Vers 710, c'est un moulin à eau pour moudre le grain qui tourne à Chaalis. En 1100, pour remercier le ciel d'être rentré indemne de la 1ère croisade, Renaud, seigneur de Mello, fonde sur ses terres un prieuré bénédictin dédié à Ste Madeleine et rattaché à Vézelay.

En 1137, l'abbaye est rattachée à l'ordre cistercien et devient une des plus puissantes de la région grâce à de nombreuses donations. Le roi y fait envoyer 12 moines et un abbé, André de Baudemont.

Entre 1142 et 1197, le pape n'accorde pas moins de 15 bulles de privilèges à l'abbaye.

Guillaume de Donjeon est abbé de Chaalis de 1186 à 1199. Il fait construire la 2nde église. Puis il est élu archevêque de Bourges. Inhumé en 1209, la population vénère son tombeau et tant de miracles lui furent attribués qu'il fut béatifié en 1218. Les moines de Chaalis réclament son corps mais ils doivent se contenter d'un os du bras.

En 1214, frère Guérin s'illustre à la bataille de Bouvines. Philippe Auguste lui offre le siège épiscopal de Senlis. Il se retire à Chaalis en 1226 et est enterré dans l'église abbatiale en 1230.

Saint Louis fit don en 1262 de reliques de St Maurice et de St Berge. Il partage parfois la vie des moines comme à Royaumont.

Jacques de Thérines, d'abord moine à Chaalis, puis professeur de théologie à l'université de Paris (1305), y revient en tant qu'abbé en 1309. Il améliore la rentabilité du site par des remembrements et des affermages.

Le roi Charles V fait faire d'importantes réparations en 1378.

Sous le règne de Charles VI sévit la guerre de Cent Ans et l'abbaye se dote d'un castellum et d'ouvrages défensifs vers 1400. Pour la construction d'un tel ensemble, on recherche une carrière proche et de qualité. Extraites par des carriers, les pierres coûtaient surtout en frais de transport (~80%) qui mobilisaient charretiers, piqueurs de bœufs, forgerons, maréchaux-ferrant, charrons et bourreliers. Le travail sur le chantier est planifié et contrôlé par un maître d'oeuvre.

Les tailleurs de pierre sont les artisans les mieux considérés du chantier.

Mortelliers, gâcheurs, plâtriers et maçons formaient un groupe moins estimé malgré leurs rôles essentiels.

Le chantier générait de nombreux petits métiers de manœuvre et de porteurs.

 

La chapelle Ste Marie - Peintures du XVIème siècle "a fresco"

Les pigments naturels délayés dans l'eau sont appliqués sur un enduits frais et humide.

Sont représentés les Pères de l'Eglise qui ont enseigné le christianisme du Ier au VIème siècle, les 12 apôtres choisis par Jésus pour prêcher l'Evangile et les Evangélistes rédacteurs d'ouvrages sur la vie et la doctrine de J.C.

Les anges tiennent les instruments de la Passion qui évoquent la Crucifixion.

Ces œuvres, exécutées par Serlio et Primatice, ont été comandées avec d'autres travaux d'embellissement, pour la venue du roi à Chaalis en novembre 1544. 

L'Annonciation       

Il fallut occulter la rosace pour la peindre.

La zone supérieure est du XVIème siècle (Primatice); la zone inférieure est l'oeuvre de restauration de Paul Balze (1875).

Au dessus se trouve le blason d'Hippolyte d'Este entouré par les Pommes d'Or du jardin des Hespérides (allusion à Hercule)

Mur de soubassement peint à la fin du XIXème siècle

Il s'agit des armoiries des abbés successifs de Chaalis et des tentures en trompe-l’œil.

C'est une peinture à l'huile de lin sur un enduit sec de plâtre et de chaux, sans vernis protecteur.

 

Nous avons décidé de passer la nuit sur le côté de l'esplanade du château de Vincennes que nous atteignons à 18h00, ce qui nous laisse le temps d'en faire le tour.

Le lendemain, retour au garage en Isère.